Cnhu mort du fait de la grève des paramédicaux : La preuve que Théophile Dossou est un Général sans troupe

Publié le par L'informateur

La grève de 72 heures déclenchée le mardi dernier par 22 syndicats exerçant dans le secteur de la santé,  a permis de se rendre compte que le tonitruant syndicaliste Théophile Dossou qui s’illustre, tel un avocat du diable, dans la défense des dérives du gouvernement du changement, n’est qu’un Général sans troupe. En effet, force est de constater que ce mouvement de grève est largement suivi dans les centres sanitaires du pays. Le hic est qu’au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga où est basé le syndicat dont se réclame Théophile Dossou, c’est un calme plat qui s’observe. Les agents de la santé ont suivi le mot d’ordre de grève de 72 heures sans service minimum lancé par le Front uni des organisations syndicales de la santé (Fuos). On s’attendait à ce que Théophile Dossou qui se réclame encore une certaine légitimité malgré sa déchéance de la tête du Syntra-Cnhu, mobilise, ne serait-ce que ses syndiqués, pour casser le mouvement du Fuos. Ainsi il pourra prouver au président Boni Yayi qu’il a réellement une base syndicale avant de se permettre le vilain luxe de vouer aux gémonies ceux qui, de par leurs critiques justes, réclament au gouvernement du changement, le respect des droits constitutionnellement acquis comme par exemple les libertés syndicales et publiques, les libertés de manifestation et d’expression royalement foulées aux pieds par le pouvoir en place. Mais hélas !  Théophile Dossou n’a rien pu à son fan Boni Yayi. Résultat de la course, le mouvement est largement suivi au Cnhu.

Dès lors que l’engagement politique a pris le pas sur l’action syndicale, dès lors que Théophile Dossou qui en veut paradoxalement aux responsables des centrales et confédérations syndicales de s’être ralliés aux forces politiques pour la création du Front pour la défense de la démocratie (Fdd), se pose aujourd’hui comme le bras syndical des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), l’engouement pour le mouvement syndical s’estompe. Du moment où Théophile Dossou s’est transformé en griot de la mouvance présidentielle, prêt à tirer sur tous ceux qui oseraient voir dans un autre sens que celui des changeurs, il a perdu toute la confiance que les syndiqués lui accordaient. Il est donc de plus en plus seul dans sa vile mission de briser les mouvements syndicaux.

En tout cas, si Boni Yayi sait faire une bonne lecture des événements et actes politiques, il doit se rendre à l’évidence que Théophile Dossou fait partie des soutiens encombrants qui le poussent lentement mais sûrement dans le gouffre abyssal de l’impopularité et de l’échec. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire. Le nettoyage de l’écurie d’Augias peut commencer par là. Sauf qu’avec l’actuel locataire du palais de la Marina, il ne faut présager de rien.

Vivien MITCHAÏ

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