Circulation dans les villes : Des ministres et députés abusent des sirènes d’alarme

Publié le par L'informateur

Bon nombre de ministres et députés perturbent, depuis peu, la quiétude des populations avec le bruit  des alarmes des véhicules de fonction. Ceci en violation du code de la route. Tout se passe comme si le ministère chargé de la sécurité publique avait d’autres priorités.

Un bruit assourdissant qui fait des dégâts. Sirènes au point, les  véhicules de certaines autorités produisent des pollutions sonores dans les villes. En foulant au pied le code de la route, les chauffeurs mettent en branle les alarmes des véhicules de fonction des ministres et des députés. 

Une utilisation abusive des biens de l’Etat qui met en danger la vie des pauvres contribuables. Il suffit de se positionner, les matins, aux abords des rues de Cotonou ou de Porto-Novo pour découvrir le pot aux roses.  Les sirènes d’alarme allumées, les chauffeurs filent à vives allures. Ce qui pousse des usagers dans le décor avec à la clé des accidents. Ces chauffeurs font souvent des dépassements en troisième position. Lequel dépassement est interdit dans le code de la route. Ils sont pressés, dit-on, d’amener leurs patrons au service.

Là où le bas blesse est que le même phénomène se produit à Abomey, Natitingou, Parakou et Lokossa dans les week end. Or, la circulation n’est jamais dense dans ces régions. En dehors de Parakou, on compte au bout des doigts les piétons, les motocyclistes et les chauffeurs dans ces villes. On est alors curieux de savoir pourquoi les sirènes des véhicules des  députés et des ministres restent allumées en plein temps dans nos villes. 

Un paradoxe inquiétant. Les sirènes d’alarme sont allumées, normalement, pour signaler un incendie ou un danger. Ce qui n’est pas le cas dans les rues des grandes villes du Bénin. Certains ministres et députés utilisent abusivement ces signaux pour se rendre au service.

Ces autorités font du « m’as-tu-vu ». Un « m’as-tu-vu » qui met en péril la santé et la vie des contribuables. Les gouvernés, qui ont « acheté » les véhicules des gouvernants, subissent les affres des alarmes.  Les citoyens sont victimes des accidents graves, cardiaques et mêmes mortels. Il est inutile de revenir sur des cas afin d’éviter de remuer les couteaux dans la plaie des victimes.

Une telle situation interpelle en générale  les autorités au sommet de l’Etat et  en particulier le ministère de l’intérieur chargé de la sécurité publique. Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on souvent.

Aziz IMOROU

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