Cherté de la vie : Les Béninois font les frais de la refondation

Publié le par L'informateur

Si une réforme a un prix à payer, ce sont les Béninois  qui paient celui de la Refondation sous Boni Yayi. Ils sont soumis à la cherté de la vie dans l’exécution du contrat entre l’Etat et Bénin Control Sa.

En dépit des tapages médiatiques du gouvernement, les prix des denrées grimpent au jour le jour. Il n’est pas donné à tout le monde d’acheter les produits de grande consommation dans nos marchés.

Une descente dans les marchés Yara (Natitingou), Azèrkè (Parakou), Gbomina (Glazoué), Houndjlo (Abomey), Dantokpa (Cotonou) et Ouando (Porto-Novo) permet de constater la vérité des prix qui sont contraires à ceux du gouvernement. Un paquet de sucre « Saint Louis » quitte 400 Fcfa pour 650 Fcfa.  De 300 Fcfa, une boite de sardine est allée à 600 Fcfa.  Une boite de lait achetée à 800 Fcfa auparavant coûte 1200 Fcfa.  Un cube de 25 Fcfa s’achète à 50 Fcfa.

Cependant,  les commerçantes n’entendent pas  réduire ces prix. « On a acheté les produits chers chez les importateurs. Il n’est pas question de  rouler à perte », chantent-elles. Si un acheteur leur force la main, elles n’hésitent pas l’envoyer dans le marché gouvernemental qui n’existe nulle part. Les importateurs, quant à eux, dénoncent les frais de douane exorbitants au niveau du Programme de vérification des importations (Pvi) de Bénin Control Sa. Cela n’empêche pas le pouvoir de faire la promotion de son Pvi coûteux.

Et les populations crient leur désarroi sans secours. Les habitants de Nodi (Matéri), Toumboutou (Malanville), Goro (Tchaourou),  Affossogbé (Dassa-Zoumè), Gobaix (Djidja), Agonkamè (Za-Kpota), Avakpa (Allada),  Lobogo (Bopa), Okpémèta (Kétou) et d’autres ploient sous le poids de la misère. La pauvreté se lit sur les visages des femmes, des jeunes et des vieux. « Ce qui se passe actuellement, je n’ai jamais vu ça », témoigne un vieux de Malanville. « Nous souffrons énormément », renchérit une femme de Dassa-Zoumè.

En effet, acheter un cube à 50 Fcfa,  en vue de donner une saveur appétissante à leur sauce,  n’est pas une sinécure pour les femmes des campagnes. Il est encore plus difficile pour elles, s’il faut payer un litre de pétrole lampant à 650 Fcfa pour avoir la lumière la nuit, faute de l’électricité. Cette catégorie humaine atteint plus de 80% des Béninois. Où se trouve alors la « prospérité partagée » promise au peuple ? Et les populations subissent, encore,  la vérité des prix des denrées avec la clé la misère ambiante.

Aziz IMOROU

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