Cherté de la vie au Bénin : Danger, le pain passe à 150F !

Publié le par L'informateur

 

S’il est un produit de grande consommation qui caracole dans les préférences alimentaires  sous nos cieux, c’est bien le pain. Nombre de ménages béninois, des plus nantis aux plus modestes, utilise cette denrée fabriquée à base de la farine de blé pour leur petit déjeuner matinal et dans bien d’autres cas. Mais des sources proches des promoteurs de boulangeries indiquent que dès ce matin du mercredi 24 août 2011, le pain passe de 125 la baguette à 150Fcfa. Les populations auront dorénavant à débourser 25F supplémentaire pour se procurer ce produit. Les mêmes sources indiquent que cette augmentation du prix du pain est la conséquence directe de l’inflation du prix d’achat de la farine de blé. A en croire les boulangers, la farine de blé sur les marchés n’est toujours pas cédée à 400 ou à 475Fcfa le Kilogramme conformément  aux prix fixés par le gouvernement en conseil des ministres le 14 août 2011 après une étude comparative  des prix du riz blanchi, du sucre en cube St-Louis, du sucre en poudre, de l’huile importée, de l’huile en vrac et de la farine de blé avant et après le début du carême musulman.  Les boulangers refusent donc de tourner à perte en continuant de céder la baguette de pain à 125 Fcfa.  Ils n’ont cure des mesures répressives et des instructions fermes du chef de l’Etat aux services compétents du ministère de l’industrie, du commerce des petites et moyennes entreprises pour procéder à des contrôles sur tous les marchés « pour réprimer   sévèrement les contrevenants et les spéculateurs conformément aux textes en vigueur. Les numéros verts  mis à la disposition des citoyens pour dénoncer audits services du ministère du commerce les cas de dépassement des prix indiqués et les balades des cadres de ces ministères dans les marchés n’ont visiblement pas dissuadé les boulangers à augmenter le prix du pain.

Dans ces conditions, les vrais perdants dans cette affaire de Pvi et dans cette guerre à distance entre importateurs et l’Etat béninois décidé à assainir les mœurs en matière d’opérations douanières, et de vérification des importations,  c’est les consommateurs. Ces derniers sont obligés à s’écumer davantage pour satisfaire à leurs besoins vitaux. Vivement que le gouvernement agisse au plus tôt pour alléger les souffrances des populations face à cette cherté de la vie.

Ignace SOGLO

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