Campagne cotonnière 2012- 2013 : Lazare Sehouéto appelle à la vigilance contre une année blanche

Publié le par L'informateur

Le Bénin risque une année blanche dans le secteur cotonnier. En invité de « débats actuels » sur Golfe Télévision, l’ancien ministre de l’agriculture dénonce la politique actuelle du gouvernement dans le cadre de la campagne cotonnière 2012-2013. Pour l’heure : les appels d’offres sont restés infructueux pour pouvoir les producteurs en intrants cotonniers.

« On peut s’amuser à longueur de tout avec tout. Le gouvernement doit arrêter de s’amuser avec l’économie de notre pays. Je les prie de libérer notre économie. L’heure est grave. Si on y prend garde, on va vers une année blanche du coton. » Telle est la lecture de l’honorable Lazare Sehouéto de la campagne cotonnière de cette année. L’or blanc constitue une importante source de revenue pour l’économie nationale. Aux pâles recettes des années antérieures, le Bénin a pu réaliser une saison 2011-2012 satisfaisante. En effet, le Coton béninois a été labélisé meilleure qualité du continent avec environ 100.000 tonnes de récolte.

Mais le danger est là, souligne l’honorable Sehouéto. Il est en effet possible que le gouvernement béninois à travers le ministère de l’agriculture dorme sur ses lauriers. D’ailleurs, les appels d’offres dans le secteur par deux fois sont revenus infructueux pour l’achat des herbicides et des engrais dans le cadre de cette campagne. L’ancien ministre de l’agriculture qui apprécie bien le travail du nouveau ministre, Sabaï Katé, dont il loue l’engagement sur le terrain, se désole cependant que jusqu’à la date du 22 mars dernier, le gouvernement béninois n’ait pu faire l’acquisition des substances devant contribuer à la campagne cotonnière qui démarre au mois de juin prochain. C’est ce retard dans les commandes des intrants et autres herbicides qui inquiète l’honorable. En effet, Lazare Sehoueto affirme que les deux appels d’offres sont restés sans suite pour la fourniture aux producteurs  pour la campagne cotonnière de cette année. A l’allure où se déroulent les choses, il est à craindre que la saison soit vide de production cotonnière. « Sauf miracle, on tend vers une année blanche » c’est là la conclusion de l’honorable. Pour ce miracle, il faut que le gouvernement prenne des décisions hardies en vue du calendrier agricole. Car les répercussions sont nombreuses et catastrophiques pour le pays. Ce n’est pas le coton seul qui est en cause, mais aussi la production du maïs que les agriculteurs mettent en place après la campagne cotonnière. Plus grave, cette année blanche du coton risque d’avoir des incidences sur le secteur dans les années à venir. Au risque de connaître une longue disette dans le secteur à l’instar de ce qui s’est passé au Ghana au cours des années 1984-1985. Pour ce, l’honorable lance un appel à l’endroit de l’exécutif béninois : «  C’est de tout faire pour que les intrants agricoles soient au Bénin à temps ».

Au demeurant, l’ancien ministre de l’agriculture a tiré la sonnette d’alarme par rapport à la situation dans le secteur cotonnier. Il urge que le gouvernement prenne les décisions idoines pour remédier à l’année blanche qui se profile à l’horizon dans le secteur. Pour ce faire, l’exécutif doit  mettre à la disposition des producteurs les intrants agricoles à bonne date.

Oswald DOSSEY

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