Cafouillages dans le Pvi : La reddition de comptes des ministres attendue

Publié le par L'informateur

L’exécutif béninois est au plus mal dans sa réforme du programme de vérification des importations nouvelle génération. Le partenaire, Bénin control reste sourd au dialogue du gouvernement. Pourtant, le bilan de la mise en œuvre de cette réforme est plus que mitigé. Comment le chaos au port autonome de Cotonou a-t-il été perpétré ? A moins de faire la lumière sur ce dossier, le gouvernement en prend pour son grade. Les lamentations et les appels à la conciliation de Patrice Talon entachent la crédibilité de la gestion de la République.

« Il ressort que le moment est venu pour l’Etat, garant constitutionnel de l’intérêt général, de prendre ses responsabilités en vue de faire prévaloir  une bonne gestion et une bonne gouvernance de cet instrument. » ainsi s’intitule un extrait du communiqué du gouvernement signé par le secrétaire général du gouvernement, Eugène Dossoumou. C’est bien de prendre ces responsabilités quand la situation est critique et menace l’un des « poumons » de l’économie nationale. Cependant, cette situation est un peu facile quand on sait que gouverner c’est prévoir. En ceci, il est important de faire la part des choses ; remonter en amont pour voir les cadres et ministres qui ont travaillé à la mise en œuvre de ce qu’il convient aujourd’hui d’appeler la planche pourrie du gouvernement.

Ils ont failli

Le constat est éloquent. La réforme du programme de vérification des importations nouvelle génération ne rend pas le port plus compétitif. Bien au contraire, elle assèche drastiquement les caisses de l’Etat béninois. Après un an de sa mise en pratique, les conséquences sont : baisse des recettes, inflation sur le marché…. Dans le même temps, l’opérateur économique sans tire à bon compte. Les bénéfices de son investissement sont chiffrés en dizaine de milliards de francs Cfa par an. On veut bien que ce soit un béninois. Mais combien de foyers bénéficient de cette manne financière. Pour le bilan on peut s’arrêter au conseil des ministres du 02 mai dernier : «   Les désaffections des acteurs portuaires ont entraîné une baisse d’environ 18% des importations du nombre de véhicules d’occasion au Port de Cotonou pour la période de décembre 2011 à février 2012 tandis que des ports voisins ont connu dans la même période une augmentation de trafic de près de 25%. »

De fait le bilan est catastrophique. Au départ de sa mise en application à la date du 09 février 2011, trois ministres se sont penchés sur le dossier. Le ministre de l’économie maritime, Abimbola, aujourd’hui ministre de la culture, le ministre des finances et de l’économie d’alors, Mathys Adidjatou – emportée depuis par le décaissement de 12 milliards à l’Aic, présidé par le même opérateur- et le technocrate premier ministre Pascal Iréné Koupaki.

Aujourd’hui tout ce beau monde se tait. Laissant le dossier sur le bras de Valentin Djenontin qui se démène comme un diable avec ce dossier dont il a hérité après le réaménagement technique. Encore qu’il est certain qu’il va y laisser des plumes. Tellement le dossier est lourd et embrigade l’économie nationale.

Sous d’autres cieux les conclusions s’imposeraient d’elles-mêmes. Pour ne pas mettre plus à mal l’image du gouvernement, les responsabilités seraient situées.

Oswald S. DOSSEY

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