Bras de fer syndicats-gouvernement : La menace de Yayi contre les grévistes prend effet dès ce jour

Publié le par L'informateur

« Je suis en train de les observer. Ils n’ont qu’à tenir leur réunion. Mais à partir du lundi prochain, nous allons voir. Je ne me laisserai pas faire. Celui qui a du travail et qui ne veut rien faire et qui veut voler  sera renvoyé et remplacé par celui qui cherche du travail. Je ne peux pas donner ce que je n’ai pas. On ne peut pas réclamer ce qu’on n’a pas. S’ils m’ont donné le travail, je vais leur donner la contrepartie. C’est de l’irresponsabilité totale. La démocratie, ce n’est pas du désordre ; ce n’est pas de l’indiscipline». C’est là le morceau choisi par le chef de l’Etat pour manifester le mardi 12 juillet 2011, sa colère contre les travailleurs de l’administration publique en grève depuis plus d’un mois maintenant. Boni Yayi ne digère pas le débrayage dans la fonction publique. Il menace de radier les grévistes et de faire remplacer par des appelés au service militaire. Dans le meilleur des cas, le chef de l’Etat tient fermement à opérer les défalcations sur salaires pour fait de grève.  Dans le fond comme dans la forme, les menaces du chef de l’Etat contre les travailleurs sont supposées à être mises en exécution dès ce jour, lundi 18 juillet 2011. Logiquement, si le président de la République, comme par le passé, ne fait pas machine arrière, on doit s’attendre de son côté à des  actions hardies contre les agents de la fonction publique regroupés au sein de la Cosynap (Coalition des organisations syndicales de l’administration publique) qui ne démordent pas dans leur mouvement de paralysie de l’administration. Autrement, s’il ne joint pas l’acte à la parole, il donnerait raison à ceux qui pensent que ces menaces du chef de l’Etat sont des manœuvres d’intimidation ayant pour finalité de briser la grève des travailleurs.

Ignace SOGLO

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