Braquage à Bohicon : Un militaire se fait chiper 25 millions

Publié le par L'informateur

Un militaire, comptable au premier Bataillon de l’artillerie mixte (Bam) en poste à Bohicon, s’est fait chiper en cours de semaine, 25 millions de francs Cfa. Cette somme alors destinée à payer les primes de motivation des hommes en uniforme qui se trouvent dans les casernes, lui aurait été volée suite à un braquage duquel il est sorti avec une balle au pied.

En effet, le récit des faits, le comptable militaire est venu à Cotonou chercher les 25 millions qu’il a a fait transiter par son compte à la  Boa. Il a fait le retour sur Bohicon pour récupérer les fonds afin de procéder au dispatching pour ses frères d’arme. Mais de la Boa Bohicon à la caserne, mal lui en a pris. Il a été braqué des individus non encore identifiés qui lui ont tiré une balle dans les pieds avant de disparaître dans la nature avec les 25 millions Fcfa.  Ces faits, tels qu’exposés, suscitent une série d’interrogations.  Primo, on se demande pourquoi, le comptable, contrairement à la déontologie militaire est allé retirer  tout seul cette importante somme sans avoir une voiture sous escorte armée. La deuxième question qui vient à l’esprit est la suivante : Est-ce les supérieurs hiérarchiques du militaire comptable qui n’ont pas mis à sa disposition les moyens requis pour le transfert sans accrocs de ces fonds ? Est-ce un coup monté dans l’environnement immédiat, c’est-à-dire dans le rang des militaires qui sont les seuls à être informés que le comptable va chercher ces fonds ? 

Enfin, peut-on avoir foi aux mauvaises langues qui insinuent que, parce que le comptable va en retraite le 1er janvier prochain, il se serait tapé ces 25 millions en simulant un braquage où les balles ne l’ont atteint qu’au pied ? Est-ce que, pour 25 millions seulement (qui n’est pas rien non plus pour un militaire), est-ce que dans l’optique de passer  de premiers mois agréables de retraite,  le comptable va risquer sa vie à ce point?  En tout cas, ces questions continuent  de trottiner les esprits. En attendant, les militaires dans les casernes doivent s’impatienter longtemps encore, puisque l’on ne sait où trouver en cette période où l’argent se faire rare, 25 millions de nos francs pour payer leurs primes supposées chipées  par des individus non encore identifiés.

Vivien MITCHAÏ

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