Baisse des recettes de l’Etat : Ministères et institutions de la République en restriction budgétaire

Publié le par L'informateur

 

La situation économique du Bénin va decrescendo. Les recettes de l’Etat ne rentrent pas comme prévu par la loi des finances 2011. Les demandes de financement des projets par les ministères prennent du temps à être honorés. La politique de l’autruche ne saurait durer plus longtemps. Yayi Boni l’a si bien compris qu’il prend des mesures d’austérité. C’est le moins qui peut être retenu du compte rendu du conseil extraordinaire des ministres du 10 septembre 2011. Tablant sur la baisse du recouvrement des recettes budgétaires de 2011 et face aux impératifs liés à la conjoncture, le Gouvernement à examiner et approuver de nouvelles mesures de restriction des crédits budgétaires 2011. A cet effet il y a eu un redimensionnement des dépenses prioritaires à exécuter durant le reste des mois de cette année. En termes d’impératifs, le gouvernement reconnaît la nécessité de renouer avec la croissance économique; l’accroissement des recettes intérieures. Mais pour y arriver, le gouvernement propose comme première mesure l’austérité budgétaire. En plus de la nécessité de satisfaire les besoins intérieurs des populations béninoises, le gouvernement tient au respect en 2011 des plafonds de dépenses retenues avec le FMI et la Banque Mondiale.

Le gouvernement s’est fixé des objectifs plus spécifiques. Au titre de la mobilisation de recettes intérieures le gouvernement met l’accent sur la nécessité absolue de poursuivre et d’accélérer les réformes des opérations douanières prévues par le Programme de Vérification des Importations (PVI) de nouvelle génération; l’identification de tous les gisements fiscaux; le captage de toutes les recettes qui échappent au fisc; la systématisation des contrôles et vérifications des opérations fiscales et de recettes au niveau de la Direction Générale des Impôts et des Douanes (DGID) et de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP).

Au titre de la réduction des dépenses et de leur recentrage sur les investissements prioritaires le gouvernement exige le plafonnement des dépenses sur la base des dépenses retenues avec le FMI et la Banque Mondiale au titre de la gestion budgétaire 2011; la priorisation des dépenses retenues dans le cadre de la facilité Elargie de Crédits; la priorisation des dépenses en capital relatives à la poursuite des travaux d’infrastructures au niveau local à savoir les projets et programmes d’infrastructures sociocommunautaires; l’opérationnalisation par le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire, le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche  Scientifique, le Ministre Chargé de la Micro-finance, de l’Emploi des Jeunes et des Femmes et le Ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs d’un plan de consommation des crédits pour relever de façon significative le niveau d’exécution de leurs dépenses prioritaires et enfin la priorité à accorder aux dotations sectorielles affectées aux dépenses en capital financées sur ressources intérieures des projets et programmes d’infrastructures sociocommunautaires dans les ministères concernés par le transfert des ressources aux Communes.   

Ces restrictions permettront la réduction des charges de l’Etat mais cela influencera négativement le panier de la ménagère dans les foyers des agents en fonction dans ces ministères et institutions de la République.

 

Claude ALOFA

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