Azannaï à propos de la polémique autour des réformes : « On veut disqualifier le potentiel candidat pour 2016 »

Publié le par L'informateur

La polémique autour des réformes s’inscrit dans la logique de la présidentielle de 2016, a estimé, hier, Candide Azannaï  sur Canal 3 Bénin.

« Tout ce qui se passe autour du Pvi, ce sont les intérêts de 2016 qui ont commencé », a déclaré Azannaï sans détours. Selon lui, ceux qui s’acharnent contre les réformes savent pourquoi le font. Ils visent un seul objectif. Ce ne sont  pas le Pvi et  l’entreprise Bénin Control Sa qui sont dans le viseur de ceux-là. Mais que visent-ils alors ? « On veut disqualifier le potentiel candidat pour 2016 », a-t-il répondu.

En réponse à la question de savoir qui est ce potentiel candidat, l’ancien ministre de l’industrie a donné sa langue au chat. Il n’a pas voulu dévoiler le nom de  « son candidat » qui est dans l’œil du cyclone au sujet du contrat de Bénin Control. S’agit-il de Boni Yayi ? Ou bien Pascal Koupaki ? Il a gardé le secret. Ces deux hommes politiques sont, en tout cas, au cœur des réformes.

Mais le chef de l’Etat est fort clos pour la présidentielle de 2016. Bien que Boni Yayi n’ait pas encore 70 ans, il fait son second et dernier mandat au pouvoir. La Constitution béninoise interdit un troisième voire un quatrième quinquennat présidentiel. En dépit d’une telle réalité constitutionnelle, les hommes de la mouvance sont dans des manœuvres pour réviser la loi fondamentale. Pour quelle fin ? On ne peut le dire.

Si on écarte cette « dangereuse » éventualité, le Premier ministre est apte pour la course présidentielle. Pascal Koupaki a moins de 70 ans, l’âge limite d’un candidat aux hautes fonctions de l’Etat au Bénin. Et il n’a jamais brigué le fauteuil présidentiel. Le député Fcbe parle-t-il alors de Koupaki ? On ne peut pas l’affirmer tout de go.  Toujours est-il que l’ex-baron de la Rb a son candidat pour 2016. On comprend aisément la guéguerre entre Candide Azannaï et Mathurin Nago qui aspire aux fonctions du président de la République.

La bataille pour 2016, dit-il, a commencé. L’invité de Canal 3 Bénin prédit des conséquences incalculables. « Ça va créer des instabilités politiques énormes », avertit-il. Le président du parti « Restaurer l’Espoir » prévient ceux qui se sont lancés dans une campagne électorale précoce. Il appelle les uns et les autres à ramener la balle à terre pour s’occuper du développement du Bénin.

Eu égard à cela, Candide Azannaï prend fait et cause pour le  Programme de vérification des importations (Pvi) qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il n’a pas vu d’un bon œil le comportement de certains acteurs du secteur portuaire. « Le port est un nid de corruption », a-t-il dénoncé. Il a mis un doigt accusateur sur les « clébé » et autres acteurs du domaine.

Tout compte fait, les réformes du chef de l’Etat ne sont pas bien accueillies au port de Cotonou. Le Pvi est au cœur d’une vive contestation, même si Candide Azannaï parle d’« acte de jalousie qui s’inscrit  dans la logique de 2016 », allusion faite à la présidentielle prochaine.

Aziz IMOROU

Publié dans Politique

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