Avant les hostilités pour le compte de la 6ème législature : Nago demande un temps d’observation

Publié le par L'informateur

L’avis des députés de la 6ème Législature sur le compte rendu de la plénière du vendredi 20 mai 2011, a failli donner le top des joutes oratoires entre camps politiques opposés du Parlement. Mais étant à la direction de sa première séance pour le compte de la 6ème Législature, Mathurin Nago demanda à ses collègues de ne pas commencer trop tôt les hostilités.

Après la lecture du compte rendu ayant consacré l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, 6ème Législature, le député Georges Bada a fait observer que ledit compte rendu fait une interprétation en mentionnant que les députés de l’Union fait la Nation sont sortis suite au refus de la doyenne d’âge de leur donner la parole. Sur ce Rosine Soglo piqua une de ses vives colères et se justifia en ces termes : « ... Je ne suis pas là pour rendre service à un groupe…A 77 ans, je ne peux me laisser manipuler. Je n’ai pas refusé de donner la parole à un groupe. Je n’ai fait que lire et appliquer les textes. Les textes sont là…je n’ai pas vu des gens sortir. Si des députés m’ont fait le plaisir de sortir je ne les ai pas vus. Je suis dans le noir total… ».

Après Rosine Soglo, le député Eric Houndété fit remarquer que la lettre de Bruno Amoussou mentionnée dans le compte rendu est au nom des députés des députés de l’Union fait la Nation et non simplement au nom de cette entité politique. Mais Candide Azannaï a fait observer que la lettre en question ne peut qu’être au nom de certains députés de l’Un et non au nom de tous les députés U.N. A cela le député Charlemagne  Honfo répliqua que la lettre querellée est bel et bien au nom de tous les députés U.N. Son collègue Eric Houndété confirme que c’est bien au nom des députés de l’U.N. Georges Bada appuya les dires de ses collègues et déclara urbi orbi que la lettre de Bruno Amoussou est au nom de tous les députés U.N. Après ces explications, Candide Azannaï leva le doit pour répliquer. Mais sentant le danger venir, Mathurin Nago demanda à ses collègues de ne pas déclencher trop tôt les hostilités. « …C’est vrai que les sportifs avant le match s’entraînent… je vous demande d’observer un temps de pause. Ne déclenchons pas les joutes tout de suite… Je souhaite que ce temps d’observation soit le plus long possible… ».

 

Géoffroy Wusa

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