Augustin Ahounvoébla à propos de la crise du foot devant les tribunaux : Eviter la suspension du Bénin par la Fifa

Publié le par L'informateur

L’honorable Augustin Ahouanvoébla en sa qualité de vice président de la Fédération béninoise de football était l’invité de l’émission Pur foot de la télévision nationale hier mardi 10 juillet 2012. A cette occasion, eu égard à la crise du foot pendant devant la cour d’appel, il a invité les uns et les autres à se surpasser pour sauver le sport roi.

Face à la crise dans le secteur du football béninois et pour laquelle la cour d’appel de Cotonou est très attendue, le vice président de la Fédération béninoise de football est sorti hier de sa réserve. En fait de sortie, l’honorable Augustin Ahouanvoébla tenait à attirer l’attention de l’opinion publique sur la réalité, eu égard à une crise qui n’a que trop duré et qui reste encore suspendue à la décision des juges des tribunaux ordinaires, nonobstant la sentence des instances internationales du football. Sa sortie vise donc à prévenir les uns et les autres contre une décision qu’on pourrait croire préjudiciable au président Anjorin Moucharaf, mais qui dans la réalité va déteindre sur toute une nation pendant plusieurs années. Le vice président voulait surtout prévenir, plutôt que de guérir, c’est-à-dire éviter de courir vainement derrière une solution au moment où les conséquences seraient de trop. Il faut donc prévenir une suspension du Bénin par la Fifa. Et une telle situation pourrait arriver dans un contexte où la cour d’appel donne raison au camp Attolou.

Pour rappel, le Tribunal arbitral sportif (Tas) en qui le camp Attolou faisait confiance a déjà délibéré et a donné raison à El Hadj Anjorin Moucharaf. Mais puisque la décision ne lui est pas favorable, désormais, M. Attolou et les siens tournent et gardent leur espoir aux tribunaux ordinaires, en violation des textes de la discipline. A la réalité, aujourd’hui, pour peu qu’on a de l’amour pour le onze national, on nourrit quelque crainte pour une éventuelle décision à rendre par la cour d’appel. Dans tous les cas, deux cas de figures sont à prévoir. Soit cette juridiction ordinaire déboute le camp Attolou. Alors il abandonnera la guerre pour venir apporter sa pierre à la construction de l’édifice. A vrai dire, on en a besoin, car une seule hirondelle ne fait pas le printemps.

Certains observateurs à ce niveau, misent sur le patriotisme des juges.

Dans le schéma où la cour donnera raison à Attolou, il est également à prévoir une alternative.

Soit l’exécutif refuse d’appuyer la décision et le gagnant ne se limitera qu’à des dénonciations via la presse. Soit le gouvernement décide de mettre en application la sentence du tribunal ordinaire en reconnaissant le camp Attolou comme nouveau patron du football et ce sera un cataclysme. Il prêtera alors mains forte pour l’exécution de la décision de la cour d’appel.

La conséquence à ce niveau sera terrible pour tout un peuple sur plusieurs années. Les succès qui sont là seront noyés sans ménagement. Le Bénin sera suspendu de tout, sur le plan international. Car la Fifa ne se laissera pas affaiblir par les décisions des tribunaux nationaux.

Les juniors viennent de faire trois matches internationaux amicaux sans défaite. Ils sont dans une dynamique qui est en marche. Malheureusement, ils ne pourront plus poursuivre la compétition. L’équipe sénior reste 1ere dans notre groupe pour le compte des éliminatoires de la coupe du monde. Une décision de la cour d’appel qui arrange les Attolou remettra en cause tout cet acquis.

Le football sera alors rangé dans les placards. Les licenciés ne pourront plus poursuivre leurs compétitions sur le plan international. Les jeunes qui sont au Brésil et qui ont commencé par émerveiller seront rapatriés sans une autre forme de procès.  Il n’y aura aucune situation même dans 4 ans pour revenir à la normale.

L’autre réalité expliquée par M. Ahouanvoébla est que dans un an il y aura élection au niveau de la fédération béninoise de football. Il vaut mieux que ceux qui ne soutiennent pas les actions de Anjorin Moucharaf se concentrent sur celles-ci afin de l’évincer. C’est la seule manière pour permettre au sport roi d’exister encore au Bénin pendant les 4 prochaines années. Tout le reste sera donné du poids à un désordre indescriptible.

Franck KPOCHEME

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