Attaques contre la Cosynap : Guillaume Attingbé prend fait et cause pour le gouvernement

Publié le par L'informateur

L’ancien secrétaire général de la Centrale des syndicats autonomes (Csa) Bénin est reçu, le week end écoulé, dans un débat sur l’Ortb.  Sur le thème « Dialogue social au Bénin : quel avenir ? », Guillaume Attingbé fustige la manière dont la Coalition des organisations syndicales de l’administration publique (Cosynap) conduit la grève dans les ministères et autres. 

 

L’ex-Sg de la Csa/Bénin joue-t-il contre son propre camp ? Il est vrai qu’il est à la touche. Mais il est aussi vrai qu’il a été un bouillant syndicaliste. En tout cas, la position de Guillaume Attingbé face à la  grève de la Cosynap est sujette à polémique. L’ancien responsable syndical est en train, semble-t-il, de  prendre fait et cause pour le gouvernement au détriment des travailleurs.

« La Cosynap est une intersyndicale dans le jargon. Mais comment ça se passe, ce n’est pas bon.  Les Centrales syndicales ne sont pas en train de discriminer. Il n’y a pas de  la discrimination.  Les gens parlent des conventions 87 et autres. Ce n’est pas ça. Il existe un règlement intérieur. Il faut appliquer les textes », martèle l’ex-patron de la Csa/Bénin.

Mais Guillaume Attingbé est-il en mission ? Il est impossible d’affirmer.  La Cosynap ne doit pas mener une telle lutte au moment où la Cstb, la Cgtb, la Csa/Bénin, la Cosi et l’Unestb sont négociation avec le gouvernement, tente-t-il de démonter dans son franc-parler.  Or, d’autres syndicats ont procédé de la même manière  pour avoir gain de cause.

Bien que les Centrales syndicales soient là, la Fesyntra/Finances a déclenché un mouvement de grève dans les secteurs financiers du pays. Il s’agit du trésor public, de l’impôt, du ministère des finances et de la douane.  Ce déblayage   a permis  aux agents du ministère de l’économie et des finances (Mfe) d’obtenir 25%  qui font jaser les travailleurs des autres ministères.

Il en est de même pour le front des trois ordres de l’enseignement de Raouf Affagnon.  En dépit de l’existence des Centrales syndicales,  ce front a fait voir le gouvernement Boni Yayi de toutes les couleurs pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de  ses membres.

 

Aziz IMOROU

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