Assemblée Nationale : Le Prd de plus en plus absent des débats parlementaires

Publié le par L'informateur

Depuis la rencontre Yayi-Houngbédji et l’annonce les rumeurs de l’entrée du parti du renouveau démocratique au le gouvernement de la refondation, c’est un relâchement total de ce parti du côté du parlement. Au cours des dernières séances plénières de la première session ordinaire de l’année, il a été donné de constater plusieurs fois que la rangée de gauche occupée par les députés du bloc original de l’union fait la nation est quasi vide. Sinon les quelques présences ont nom Lazarre Sèhouéto, Eric Houndété, Vlavonou Louis, Idji Kolawolé, Gabriel Tchokodo et Ahossi Basile. C’est vrai que les deux députés dames du parti du renouveau démocratique ont parfois marqué leur présence. Mais, c’est comme si elles ne sont pas dans l’hémicycle. Et ceci, pour deux raisons.

La première est qu’elles sont souvent arrivées en retard et s’arrangent très souvent pour vite rentrer. La deuxième raison est qu’elles n’interviennent presque pas dans les débats comme le font leurs collègues femmes Rosine Soglo, Assogba Abrouawa et même Sofiatou Schanou. On reconnaîtra tout de même à l’honorable Ibatu Sanny Glèlè d’avoir fait une très belle intervention lors de l’adoption de la loi n° 2012-24 portant réglementation bancaire en République du Bénin le 31 mai 2012. On a beaucoup attendu le virevoltant Augustin Ahouanvoébla, président du groupe parlementaire Prd dans certains chauds débats sur le contrôle de l’action gouvernementale, mais en vain. Nombreux sont ceux qui sont déçus de son absence et de l’inertie du Prd. Le débat sur les travaux en BOT, la question d’actualité sur la campagne cotonnière 2012-2013 et bien d’autres. Les quelques pertinentes analyses dont on bénéficiait jadis de l’honorable Raphael Akotegnon ont déserté l’hémicycle. En lieu et place, on se contente de quelques propos de son collègue Edmond Zinsou sur des questions qu’il n’a jamais terminées sans les rapporter à la commune d’Adjarra d’où il est originaire oubliant qu’il a un mandat national.

C’est vrai que d’autres députés du parti dont nous n’avons pas cité les noms parviennent aussi quelques rares fois à émettre leur position sur des questions données. Mais cela n’a pas très souvent retenu des attentions. Mieux, sur les 11 questions orales avec débats et les 2 questions d’actualité débattues au cours de cette session ordinaire, aucun député du parti du renouveau démocratique n’est initiateur. Tout au plus on citera leurs noms parmi les co-auteurs. Le peuple a eu droit à l’omniprésence des députés Eric Houndété en premier, Lazarre Sèhouéto, Vlavonou Louis, Basile Ahossi. Ce sont ceux là qui dorénavant donnaient de la voix pour jouer à l’opposition parlementaire avec certains de leurs collègues. Ce que l’on note actuellement est à l’antipode de ce qu’a déclaré le président Adrien Houngbédji d’une part et de l’autre de l’espoir du peuple béninois en ce parti qui continue d’être la fierté d’une bonne partie du Bénin en général et de la région Ouémé plateau en particulier.

A l’opposée, les députés du groupe parlementaire Union fait la nation sont toujours présents dans les débats. Ils ont battu le record de présence et ont vaillamment rempli leur contrat de députés de l’opposition. N’eut été l’obstruction aux débats dont a fait usage la mouvance parlementaire majoritaire à l’Assemblée Nationale tout au long de cette session ordinaire, leurs échos retentiront plus que ça.

Avec cette situation, le parlement est laissé aux députés de la mouvance qui en profitent allègrement pour tous les coups fourrés. Mais force est de reconnaître que dans leur rang, il y en a de très éclairés qui ne sont pas là pour qu’applaudir le gouvernement dans toutes ses œuvres. C’est par exemple les cas Nicaise Fagnon, Aké Natondé, El Hadj Azizou Issa, Okounlola André, Assogba Abrouawa.

Bien entendu, il y en a qui ne sont là que pour soutenir aveuglement le gouvernement. Pour eux, tout ce qui vient de Yayi passe. Leur méthode, c’est de ne pas du tout prendre la parole au cours des débats et de lever la main par la suite pour voter. Ou encore de prendre anarchiquement la parole, et intervenir de façon brutale dans le débat pour s’opposer à une idée venant des députés de l’union fait la nation.

De ces deux méthodes énoncées, le Prd est malheureusement entrain de s’approprier l’une d’entre elles. Est-ce à cela que veulent désormais se résoudre les députés du parti de maitre Adrien Houngbédji ? Et qu’est ce qui peut amener à cela ? Certains commentaires font état de ce que le Prd se comporte aujourd’hui comme un parti de la mouvance par son silence coupable dans certains débats. C’est peut-être leur probable prochaine entrée au gouvernement qui le traduit. Pourvu que cela ne soit pas un piège. Houngbédji doit faire attention à Yayi. Le répertoire des engagements et des accords de gouvernements sont encore là.

Geoffroy Wusa

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