Assemblée générale de l’Unamab : Les magistrats ramènent la paix dans la maison Justice

Publié le par L'informateur

L’épée du limogeage, qui plane sur la tête de la ministre de la justice, est rentrée dans son étui. Les magistrats ont accepté, hier, les excuses de Marie Elise Gbèdo qui peut dormir du sommeil du juste.

«Malgré les excuses à minima de la garde des sceaux, l’Assemblée générale des magistrats réunis ce jour mardi 07 février, dans l’intérêt supérieur du service public de la justice et en raison du sens élevé de la  responsabilité qui caractérise le magistrat, a décidé de lever la motion de grève pour compter du mercredi 08 février à zéro », a annoncé Onésime Madodé, président de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) au palais de justice à Cotonou.

Un début de dénouement de la crise dans la maison justice. Les hommes de toge rouge-noire ont mis de l’eau dans leur vin. Une bonne nouvelle qui ne peut qu’enchanter la garde des sceaux Marie Elise Gbèdo. Laquelle nouvelle vient de mettre fin à plusieurs semaines de bras de fer  entre la ministre et les magistrats.

Un  bras de fer qui a fait trembler le fauteuil de la garde des sceaux. Celle-ci a taxé les magistrats de « corrompu ». Il n’a pas fallu plus pour que les « offensés » réclament justice. Soit, Marie Elise Gbèdo leur présente des excuses publiques. Soit, elle dépose le tablier. Soit, le gouvernement se désolidarise de la ministre de la justice. En joignant l’acte à la parole, les hommes de la justice ont déclenché une grève de 72 heures renouvelables.

Le chef de l’Etat est intervenu pour appeler les grévistes au calme. Cela n’a rien enlevé à la détermination de la troupe d’Onésime Madodé. Les magistrats ont durci le ton. Mais les premières  excuses mitigées de Marie Elise Gbèdo ont  piqué encore au vif les hommes de toge rouge-noire. Ils ont réitéré leurs revendications.

Eu égard à tout cela, le chef de l’Etat, le président de la Cour suprême Ousmane Batoko ont demandé aux magistrats de ramener la balle à terre. Sur ce, la ministre Marie Elise Gbèdo a fait son mea culpa aux grévistes.

Aziz IMOROU

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