Assainissement et lutte contre le stationnement anarchique : Nicéphore Soglo s’assure du bon déroulement des opérations

Publié le par L'informateur

Le premier magistrat de la ville de Cotonou est descendu une fois encore sur les grandes artères de  la municipalité.   Objectif : s’assurer du bon déroulement des opérations de déguerpissement des baraques et gros porteurs qui encombrent les voies de la capitale économique du Bénin.

Partie de l’aéroport  Cardinal Bernadin Gantin, la délégation municipale ayant à sa tête le président Nicéphore Soglo a sillonné tout l’itinéraire que le Pape Benoît XVI parcourra dans quelques jours à Cotonou.   Si de l’aéroport à l’archevêché, il n’y avait pas grande chose à  signaler, ce n’est pas le cas au niveau de Zongo et  de l’avenue pape Jean-Paul II.  A Zongo les opérations de déguerpissement des  baraques installées  à côté des murs de l’Ocbn se déroulaient avec , tantôt les grincements de dent des propriétaires et des cris de soulagement des habitants et autres riverains qui espèrent désormais vivre dans la sécurité. Il faut dire que c’est  un grand espace jusque-là, transformé en un ghetto où petits commerçants, délinquants et narcotrafiquants  cohabitaient. Tout a été rasé le long  de la clôture de l’Ocbn. Plus de gîte pour les malfrats le long de la clôture de Zongo. Et cette opération au niveau de Zongo ne s’est pas passée sans anicroche. Dans la foulée des hurlements des occupants de cet espace, un agent de la mairie a été blessé par les jets de pierre.

Passée l’étape de Zongo, Nicéphore Soglo s’est rendu au niveau de l’Avenue Jean-Paul II où des camions jonchent toujours la voie dédiée au prédécesseur du Pape  Benoît XVI. Très indigné du désordre orchestré par ces camionneurs qui utilisent les caniveaux pour lieux d’aisance, Nicéphore Soglo  a demandé a rencontré les conducteurs de ces engins. Dans un échange franc, le maire de Cotonou a réitéré sa désapprobation face à l’insalubrité que causent les conducteurs de ces camions. « J’étais il y a quelques semaines à Bamako, il n’y a rien de tout ce qu’on voit à Cotonou. Il n’y a pas ça non plus à  Ouagadougou. Dans aucun pays du monde, on observe ce spectacle affligeant. Nous allons prendre les noms de tous les propriétaires de ces camions et nous allons rencontrer les syndicats des transporteurs  pour qu’ils prennent leur responsabilité», a déclaré Nicéphore Soglo.

Mais en attendant de rencontrer le syndicat des transporteurs, l’ancien président de la république a décidé d’aller  tenir une séance avec le directeur du Port Autonome de Cotonou.  Dans une ambiance conviviale, les deux autorités se sont convaincues de la nécessité d’une collaboration pour déguerpir Cotonou des gros-porteurs qui encombrent ses artères. En attendant de se revoir pour une séance de travail avec les services techniques de la municipalité et du port, Nicéphore Soglo a demandé à son hôte de bien vouloir faire de sorte que les gros-porteurs n’occupent plus l’avenue Pape Jean-paul II.  « Nous devons travailler avec la municipalité pour enrayer ce désordre qui rend notre ville impropre. Ce sont les transitaires, les consignataires et les manutentionnaires qui engrangent plus de bénéfice, nous n’allons pas accepter qu’ils salissent notre ville. Il faut de la discipline  et nous allons avec la municipalité, veiller à cela, » a déclaré Joseph Ahanhanzo.

Cette descente de l’autorité municipale s’est achevée avec l’étape du Stade de l’Amitié où Nicéphore Soglo est allé se rassurer du bon déroulement des opérations  assainissement et d’embellissement de la ville. Mais avant Kouhounou, le maire a rendu une visite à l’agent de  la mairie de Cotonou blessé à Zongo qui a été hospitalisé au Cnhu Hubert Maga.

Constant ADJAHOUNGBA

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