Armée nationale : Un test de recrutement pour l’Onu sur fond de tripatouillage

Publié le par L'informateur

L’Organisation des Nations Unies (Onu) veut recruter des militaires pour le compte de son service d’assistance technique (Sat). A cet effet, depuis lundi dernier, il se tient à l’état-major des armées à Cotonou, un test de sélection ouvert aux militaires béninois : sous-officiers, officiers, commissaires de police et autres.  Seulement, ledit test semble se tenir sur fond de tripatouillage dénoncé par plusieurs compatriotes.

En effet, avant d’en arriver aux tirs, les candidats, pour être retenus à l’assistance technique de l’Onu, doivent subir avec succès cinq épreuves éliminatoires. Il s’agit de la contraction de texte ; de l’audio ; du rapport ; de la conduite (manœuvre) et de la conduite en ville. Suivant le principe, seuls les retenus à une étape sont autorisés à suivre l’étape suivante. Mais selon nos sources d’information, déjà à la deuxième épreuve, la plupart des candidats ont été recalés. Et qu’on soit sous-officiers, officiers, commissaires et autres, on est point autorisé à affronter l’étape suivante lorsqu’on a été éliminé.  Seulement qu’à la surprise générale, des officiers et des commissaires pourtant éliminés après la première épreuve ont poursuivi le test de sélection comme si de rien n’était. Même un colonel qui a été recalé déjà à la première épreuve a été autorisé à poursuivre la compétition.

Depuis mardi dernier, tout se passe comme si les règles du jeu ont été changées au cours du jeu. Pour quelle raison ? Les organisateurs avaient-ils la latitude de choisir qui ils veulent parmi les recalés ? Et comme par hasard, tous les repêchés sont des hauts gradés de l’armée. Ce qui fait dire à certains qu’ils ont choisi de repêcher les leurs. En tout cas, au sein de l’armée, l’affaire fait grand bruit et tout le monde brûle d’envie d’en avoir le cœur net sur les circonstances dans lesquelles une part belle a été faite aux femmes, aux officiers et aux commissaires après un naufrage presque collectif des challengers.  Car, après la deuxième épreuve, le nombre des compétiteurs s’est sensiblement amenuisé.

La question se pose davantage lorsqu’on sait que le recrutement est organisé pour le compte de l’Onu. Et ce n’est pas pour rien que le test est organisé par des expatriés. Il est dirigé par un trio composé d’un commissaire camerounais, d’un colonel major djiboutien et d’un burkinabè. Ce trio est assisté du commandant Epiphane Edoh et d’un capitaine de l’armée de l’air.

F. Kpochémè

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