Après trois semaines d’ennuis dans le dossier Icc Services : Armand Zinzindohoué fait sa première réapparition publique

Publié le par L'informateur

zinzin1Grande émotion hier au Conseil national des chargeurs du Bénin. Et pour cause ! L’ex ministre de l’Intérieur Armand Zinzindohoué qui traîne ses ennuis avec la Haute autorité dans le dossier Icc-Services depuis trois semaines environs a fait sa première sortie publique hier, lundi 26 juillet 2010. Limogé, mis aux arrêts puis libéré et placé en résidence surveillée depuis mercredi dernier, l’ex ministre de l’Intérieur n’a maintenant comme impératif  que passer service à son successeur. C’est chose faite depuis hier au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique et au Conseil national des chargeurs du Bénin. Occasion pour l’ancien ministre Armand  Zinzindohoué de faire sa première réapparition publique après quelques jours  pendant lesquels il s’est fait désirer sur les écrans de nos télévisions soit en train d’encenser le président Boni Yayi, soit en train d’haranguer pour lui la foule ou en train de transmettre aux populations, aux frères en christ ou aux têtes couronnées les bons vœux du « chef de l’Etat, du chef du gouvernement, de la Haute autorité, du Docteur… » 

 

A situation spéciale, comportement  spécial !

La passation de service par un ministre gardé à vue est une première sous nos cieux. Si donc cette cérémonie a drainé une foule impressionnante, ceci peut expliquer cela. Les échanges de documents ont été faits au ministère de l’Intérieur. Mais au Cncb une marée humaine composée de têtes couronnées, de notables, de parents et amis, de pasteurs et de religieux et de curieux attendaient de revoir surtout le ministre Armand Zinzindohoué.  De 16 heures à 18 heures 30, l’attente a été longue mais inlassable. Les deux ministres étaient obligés, dit-on, de suspendre momentanément  la passation de documents au ministère de l’Intérieur pour rejoindre précipitamment les invités qui s’impatientaient de l’autre côté du Cncb. Armand Zinzindohoué, visiblement serein, a fait sa réapparition autour de 18 heures 35 minutes  accompagné des hauts gradés de la police nationale et des membres du cabinet et du tout nouveau ministre de l’Intérieur, Martial Souton. C’est d’ailleurs lui qui, le premier, a pris la parole pour s’adresser à l’assistance en langue fon. Il a remercié les Pasteurs, les têtes couronnées et les parents  qui ont fait le déplacement pour assister à cette cérémonie. « Je suis en train de passer le témoin à mon petit frère. Que Dieu l’assiste dans sa mission. Je suis son grand-frère. Ce ministère ne lui est pas étranger. Il avait travaillé là. C’est moi qui l’ai nommé à ce ministère. Par sa nouvelle nomination, c’est Abomey qui est honoré. C’est le Zou qui est honoré ». Le discours d’Armand Zinzindohoué ne dépassera exceptionnellement pas  ces mots. Son successeur a été également bref mais explicite en s’adressant à l’assistance toujours en langue fon : « Je n’ai jamais su que je mérite tant d’attachement. Je salue mes parents, mes collègues, mes frères en christ, les têtes couronnées, tous ceux et toutes celles qui ont fait le déplacement de cet après-midi. Quand on me nommait  Dpp adjoint au ministère de l’Intérieur, j’étais à mille lieues de croire qu’on me préparait à assumer la plus haute fonction de ce département. Je remercie le président Boni Yayi pour cette marque de confiance.  Je suis jeune, certes, mais je suis certain qu’avec le concours de tous, avec la collaboration de tous, nous parviendrons à  relever les défis qui nous attendent », a-t-il déclaré. Il faut dire que la cérémonie au Cncb n’a pas duré  qu’une vingtaine de minutes. Après quoi, le ministre Zinzindohoué est reparti sous escorte policière. Il sera rejoint 15 minutes plus tard par son successeur Martial Souton pour la suite de la passation de service au ministère de l’intérieur.

Ignace SOGLO

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