Après son coup de gueule du lundi dernier : L’intégralité de la déclaration de Rosine Soglo au parlement hier

Publié le par L'informateur

«Du fond de mon cœur, je demande publiquement mes excuses à Gbadamassi... Je l’ai déjà fait lundi passé à l’aéroport quand je l’ai vu ». C’est là un extrait de la déclaration faite hier, jeudi 16 septembre 2010 au palais des gouverneurs à Porto novo par la présidente de la Rb. Piquée d’une colère lundi dernier à l’hémicycle, Rosine Vieyra Soglo a attaqué dans la foulée son collègue Rachidi Gbadamassi. 72 heures après cet acte qui a mis en ébullition le parlement béninois, « maman » a agi en responsable en présentant des excuses publiques à Rachidi Gbadamassi. Mais toutefois, elle réitère ses allégations contre le chef de l’Etat, Boni Yayi «Je ne mens jamais et je trouve extrêmement dangereuses les allégations du chef de l’Etat chez moi… Quiconque m’insultera dans cet hémicycle, je le maudirai. Ceux qui dans cet hémicycle se sont permis de m’insulter, je pense qu’ils ne respectent pas leurs mères… », a-t-elle déclaré.

Lire l’intégralité de sa déclaration.

G.W

 

Rosine Vieyra Soglo, députée Renaissance du Bénin

« …Monsieur le président, quand vous avez dit qu’il faut parler exclusivement du coton, qu’est ce que vous voulez dire par là ? parce que j’ai beaucoup de choses à dire (…) Je suis venue ici aujourd’hui simplement pour mettre les choses au point, pour dire ceci Monsieur le président. Ce que j’ai dit, je n’ai fait que répéter les paroles du Chef de l’Etat. Je n’ai pas menti sur son compte. Je ne mens jamais. Le Chef de l’Etat est venu dans ma maison. Le Chef de l’Etat s’est permis de dire qu’il va cogner chez nous, les députés et qu’il va mettre le pays à feu et à sang. Je trouve que c’est extrêmement dangereux parce que le Chef de l’Etat, nous l’avons élu. Moi, je l’ai élu, vous vous rappelez, hein ! Je lui ai donné les 40 % parce qu’il n’avait que 35% au premier tour.  Au second tour, nous et les autres, avons décidé que c’est lui que nous voulons. Nous lui avons donné 75% des voix et c’est mon droit, parce que je l’ai fait élire, de lui demander des comptes. C’est ça la démocratie. Alors, je dis ceci : que ceux qui dans cette salle, se sont permis de m’insulter alors que je peux être leur mère, c’est parce qu’ils ne respectent pas leurs mères. Quiconque m’insulte, insulte sa mère. Je ne peux croire en cela parce que ça m’attristerait. Qui que vous soyez, c’est nous qui vous avons mis au monde et qu’ici, quoique vous pensez, je suis la doyenne de l’Assemblée nationale et je peux être votre maman, chacun de vous, et qu’à ce titre simplement, vous me devez du respect. Vous ne pouvez pas m’insulter (…) Pour terminer, je voudrais dire merci au député Aho qui est venu à ma rescousse la dernière fois (…) Ensuite, à Madame Justine Chodaton, la brave dame (…) Quiconque la prochaine fois, quoique je dise, m’insulterait, je le jure devant Dieu, je le maudirais parce qu’en tant que maman, je peux maudire. Je fais mes excuses au député Gbadamassi. Il est vrai qu’il l’a cherché parce que, le pauvre a tout le temps à se mettre dans des situations impossibles, insupportables. Mais ce n’est pas une raison pour que je l’insulte et je lui fais mes excuses (…) Monsieur Gbadamassi, excusez-moi de vous avoir insulté. Gardons nous de ne pas avoir des dérives et terminer le quinquennat de Yayi Boni correctement parce que j’ai beaucoup misé sur le président Yayi Boni et je constate qu’il a violé son serment parce qu’il ne peut pas venir dire dans ma maison qu’il va mettre le pays à feu et à sang et que les députés que nous sommes, il va nous cogner. Moi, personne ne me cogne, hein ! Mon papa ne m’a pas cogné, Soglo ne m’a pas cogné, ce n’est pas Yayi Boni qui va me cogner. La personne qui va me cogner n’est pas encore née. Il me cognera une fois, il ne me cognera pas deux fois parce que je ne cogne personne (…) Ceux qui aiment le Chef de l’Etat, dites-leur de lui parler et qu’il arrête. Il ne peut pas continuer à nous menacer (…) C’est la République ou alors une dictature qui ne dit pas son nom. Il y a 16 ans que je suis là et je n’ai jamais empêché quelqu’un de parler. Alors, ne m’empêcher pas de parler comme vous l’avez fait la dernière fois… »

 

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