Après les menaces de radiations du chef de l’Etat : « Yayi reculera », selon Paulin Gbénou

Publié le par L'informateur

Le porte-parole des trois ordres de l’enseignement Paulin Gbénou a galvanisé, hier, les grévistes de Porto-Novo. Il leur a demandé de maintenir le cap.

«Nous, on est pas dans la dynamique d’une année blanche. Ce sont des intimidations. Je vous demande de ne pas céder aux menaces du chef de l’Etat. Yayi reculera», a déclaré le porte-parole des trois ordres de l’enseignement Paulin Gbénou. « Il est dit qu’on va radier les chefs d’établissement. Mais moi, je ne peux que suivre le mouvement », a renchéri la directrice d’école Edwige Gbaguidi.

La foule d’enseignants a donné son accord avec à la clé une chanson révolutionnaire. Les hommes de la craie présents sur les lieux se disent prêts pour continuer la grève jusqu’à la satisfaction de leur revendication. « Le mouvement continue au-delà du lundi 19 mars prochain», a lancé la foule. Les grévistes ne veulent plus reculer devant rien.  Ils entendent découdre avec le gouvernement qui refuse de prendre un engagement dans le dénouement de la crise éducative.

Or, Boni Yayi  est très ferme sur la question.  « C’est un décret qui vous lie à l’Etat. Ce décret peut être, à tout moment, annulé. C’est la dernière rencontre entre vous et moi», a-t-il menacé. «Les enseignants reversés, qui ne  seront pas à leur poste le lundi 19 mars 2012, seront purement et simplement radiés de la fonction publique. Si les chefs d’établissement n’ouvrent pas les portes des écoles aux élèves, ils seront radiés aussi. »,a poursuivi le président de la République.

Nonobstant les menaces du chef de l’Etat, Paulin Gbénou et les siens sont prêts à tout. Ils veulent la satisfaction de leur revendication relative aux 25% accordés aux agents de l’Etat. Les grévistes demandent au gouvernement de leur signer un «engagement» s’il n’a pas les moyens financiers à l’heure actuelle.

La fin du bras de fer entre le gouvernement et les syndicats n’est pas pour demain. L’école béninoise est paralysée. Le Bénin est sous la menace d’une année blanche.

Aziz IMOROU

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