Après la forte pression du chef de l’Etat : Les enseignants optent pour la grève sur le tas dès lundi

Publié le par L'informateur

La grève sauvage est abandonnée pour la grève sur le tas par les enseignants. Une présence en classe pour déjouer la radiation brandie par le chef de l’Etat. Une certitude à partir du lundi, les enseignants rejoignent les classes et autres établissements d’enseignements.

Les enseignants reprennent les chemins des classes. Du moins ont-ils décidé d’observer à partir de lundi la grève sur le tas reconnait Raoufou Afagnon, coordonateur du front des trois ordres d’enseignement. Cette nouvelle posture des syndicalistes signifient que les enseignants seront à partir  du  lundi sur les lieux de travail, sans dispenser les cours. Ils seront en classe, ils respecteront les heures de cours et passeront en salle des professeurs sans pour autant dispenser les cours  nous a expliqué le coordonateur.

A partir du lundi donc c’est la fin de la grève sauvage. Les enseignants reviennent à de meilleurs sentiments. Avec cette décision, les élèves ne seront plus dans la rue et pourront rejoindre les cours.  Mais plus encore cette nouvelle donne est à percevoir comme une reculade des enseignants syndicalistes. C’est dire que le gouvernement par le biais du président de la République   qui a tenu bon sur sa ligne de conduite comme quoi in n’y a pas de possibilités de satisfaire les revendications des enseignants et qu’ils se doivent de reprendre les classes avant toute négociation a raison. Autrement dit cette semaine aura été décisive dans le dénouement qu’on observe à présent. L’acharnement du président Boni Yayi en faisant appel aux forces sociaux dans un premier instant et la menace de radiation du service publique a fini par décider les enseignants à rentrer dans les rangs. Même si dans un premier instant la grève est sur le tas, l’exécutif béninois a réussi le tour de main de contraindre les enseignants à reprendre les classes.

D’un autre côté, les  enseignants se rencontrent  ce jour à la bourse de travail pour faire un dernier point avant la phase du lundi a révélé Paul Issè Iko.

En somme, dans le duel enseignement-gouvernement : c’est le gouvernement qui a pris le dessus sur cette grève qui a démarré depuis le 24 janvier dernier. Une grève qui n’a que trop duré à en croire les parents d’élèves.

Oswald DOSSEY

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