Après la défaite des Ecureuils face aux Eléphants de la Côte-d’Ivoire : Des Béninois ont fêté en sablant du champagne

Publié le par L'informateur

La sagesse veut qu’au nom de la Patrie, toutes les autres considérations s’effacent dès lors que c’est l’intérêt national qui est en jeu. Mais hélas ! Nombre de nos compatriotes n’ont cure de ce principe sacro-saint conviant à un sursaut national autour du onze national. En effet, dimanche dernier, les Ecureuils du Bénin ont lamentablement perdu leur match contre les Eléphants de la Côte-d’Ivoire.  L’idéal aurait été qu’après cette débâcle, les différents acteurs du football béninois se retrouvent rapidement pour faire le diagnostic ce qui n’a pas pu tourner rond au cours de ce duel contre l’équipe de la Côte-d’Ivoire. Mais paradoxalement, comme pour extérioriser leur joie, des personnalités bien connues, des gens identifiés pour leur grief contre la Fédération nationale du football et contre le ministère des sports ont fait de la ripaille après la défaite des Ecureuils. Ils ont célébré en sablant de la champagne, la piètre prestation des Ecureuils. Simplement parce qu’ils en veulent à un homme, Anjorin Moucharaf et à l’équipe qu’il dirige ; parce qu’ils en veulent au ministère de la jeunesse, des loisirs et des sports qui, faisant les choses dans leur juste mesure, n’a pas cédé à leur demande de dissolution de la Fédération. La question qui trottine les esprits au regard de la bombance organisée par certains Béninois suite à la défaite des Ecureuils est la suivante : de quel côté se trouve le patriotisme ? On est en droit de se demander pourquoi ne pas prioriser l’intérêt supérieur de la Nation par rapport aux querelles de personne entretenue depuis peu dans le milieu footballistique béninois. Quelles peuvent être les raisons de cette apatridie assez poussée dont ont fait montre certains Béninois dimanche dernier.

En agissant comme ils l’ont fait, les Béninois qui ont fait la fête hier parce que leur équipe a été vaincue, ont révélé à la face du monde, tous les artifices et manœuvres diaboliques qu’ils ont développés pour que la prestation des Ecureuils soit aussi catastrophique. On comprend aisément les rôles de déstabilisation du onze national joué par des féticheurs et autres marabouts positionnés derrière le camp béninois et qui applaudissaient chaque fois et toutes les fois que les Ivoiriens marquaient de but. En vouant aux gémonies les joueurs, l’encadrement et le staff de la Fédération parce que le Bénin a perdu ce match pour le  moins décisif, on a tôt fait d’oublier que c’est les mêmes personnes qui ont fait qualifier par le passé le Bénin pour de grandes messes footballistiques sur le continent.  De toutes les façons, tôt ou tard, on va découvrir ceux qui rêvent véritablement d’un lendemain meilleur pour le football béninois. En tout cas, ce ne sont pas ceux qui sablent du champagne quand leur équipe perd un match de l’envergure de celui du dimanche dernier.

Vivien MITCHAÏ

Chrysostome, la lâcheté

Damien Chrysostome s’est permis quelques excès à l’issue du match du dimanche dernier qu’il convient de corriger tout de suite. L’ancien capitaine des Ecureuils a déclaré face à la presse qu’il ne veut plus porter le maillot des Ecureuils. Pour les avertis, une telle déclaration n’émeut personne. Et pour cause ! Ce vieux défenseur n’avait plus sa place au sein de l’équipe nationale. Il n’a fait qu’anticiper ce que tout le monde sait déjà. D’ailleurs, on se surprend de sa sélection dans l’équipe nationale. La contre-performance notoire dont il a fait montre dimanche dernier donne une raison supplémentaire à ceux qui pensent qu’il faut ‘’purger’’ l’équipe nationale en expulsant des vieux fatigués comme lui. Mais à quelque chose, malheur est bon. Il a fallu le rappeler pour se rendre compte des velléités parfois régionalistes qu’il entretient au sein du groupe. Chrysostome n’a jamais digéré que ce soit Sèssègnon qu’il qualifie d’étranger qui porte le titre de capitaine de l’équipe nationale. Il n’était pas d’accord que l’on lui retire le titre de capitaine des Ecureuils. Et sur le terrain transparaît clairement sa colère. Au niveau de l’axe, la défense a un trou. La plupart des actions de buts marqués par les Ivoiriens sont passés par l’axe que doit contrôler Chrysostome. Comme si cela ne suffisait pas pour tout le mal qu’il a fait à l’équipe nationale, il fauche Drogba en pleine surface de réparation. Ce qui a permis à l’équipe adverse de corser la note. En de pareille circonstance de nullité absolue, Damien Chrysostome, doit prendre tranquillement sa retraite. Mais il se laisse aller à des déclarations choquantes, à savoir qu’il n’entend plus porter le maillot des Ecureuils. Il oublie qu’il vaut jouer 10 contre 11 plutôt que de l’aligner.

V.M.

 

 

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