Après la décision du TAS : La Fifa cloue le bec aux interprétateurs

Publié le par L'informateur

Depuis la décision du Tas du mardi dernier, le camp débouté multiplie les manœuvres. Il vexé dans le dilatoire et se refuse d’accepter la décision du Tribunal arbitral. Il a orchestré un assaut médiatique visant à interpréter la décision à sa faveur. Ainsi, dans des journaux, sur des chaînes de radio et télévision on tente de faire croire que le peuple ne s’est pas ce que le mot « irrecevable ». Le camp débouté oublie que les Béninois ont souvent entendu ce mot dont ils maîtrisent assez bien le sens. Leur cours constitutionnelle l’a utilisé à plusieurs reprises, dans le cadre de contentieux électoraux.

Ainsi, point n’est besoin d’interpréter ce qui ne l’a pas besoin. Mais comme ceux qui se sont engagés à reconnaître le verdict de la Fifa reculent maintenant que cela leur est défavorable, et se lancent dans une vaste campagne de communication pour se donner raison, la Fifa qui est partie dans le litige et qui est l’organe faîtière en matière de football a donné sa position. En se fondant sur la décision du Tribunal Arbitral des Sports de Lausanne, le secrétaire général de Fifa Jérôme Valcke dit, dans une correspondance du 16 septembre adressée au président de la Fédération béninoise de football, Anjorin Moucharaf : « nous vous avons transmis par courrier électronique le 14 septembre le jugement du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui a débouté M. Victorien Attolou dans son appel contre la Fifa. Ceci signifie concrètement que la Fifa était dans son droit en proposant le processus qu’elle a ordonné entre décembre 2010 et avril 2011. Ceci implique dès lors que les résultats de l’assemblée générale du 15 avril sont confirmés et que vous êtes le Président légitime de la FBF. »

 

La Fifa sonne la fin de la distraction

Avec cette correspondance, la Fifa vient de clarifier les choses. Elle vient de mettre fin aux supputations du camp perdant qui s’acharne à se convaincre et à convaincre de ce que la décision du Tas lui est favorable. On ne peut être débouté dans un procès et continuer de crier à hue et à dia qu’on a gagné. Ainsi, les choses sont désormais claires et bien précisées.

En clair, le Tas en déboutant le camp Attolou a donné raison à la Fifa. Or, la Fifa dans sa lettre du 15 février 2011, avait déjà annoncé que ni elle ni la Caf ne reconnaissaient le résultat de l’élection organisée par le camp Attolou. Mieux, ladite lettre annonçait que : « le président Moucharaf Anjorin reste le seul interlocuteur légitime » entre la Fédération Béninoise de football, la Caf et elle.  Non reconnu ni par la Fifa, ni par la Caf, encore moins par l’Etat béninois qui n’attendait que la décision du Tas pour le règlement définitif du problème, on ne comprend pas que Victorien Attolou continue de se prévaloir du titre de président de la Fédération béninoise de football. Mieux, la dernière lettre de la Fifa vient mettre définitivement fin au désordre et à la distraction. 

 

Dilatoire et mauvaise foi des perdants

 A partir de là, que Victorien Attolou se prévale de ce que le Tas n’ait expressément remis en  cause sa qualité pour relancer une polémique inutile, montre la mauvaise foi de son camp. Le camp Attolou a donc choisi de vexer dans le dilatoire.  C’est la preuve que certains ne sont pas prêts à voir la crise finir tant qu’ils ne sont pas à la tête du football béninois. Il vaut mieux plutôt que les gens recherchent la voie du dialogue. Un dialogue si souvent refusé parce qu’ils croyaient que le Tas leur donnerait raison. Aujourd’hui, il devient impérieux que le football béninois soit sauvé. L’heure doit être à la relance.

 

Un calendrier important

Il n’est pas question de se laisser encore entraîné dans des débats stériles. Le championnat doit vite reprendre. Le Bénin est engagé dans toutes les compétitions statutaires de la Caf et de la Fifa.  Le Bénin doit préparer le tournoi de l’Uémoa qui se joue en fin octobre prochain au Sénégal.  Il y a le dernier match des éliminatoires de la Can Gabon/Guinée-Equatoriale a préparé. Plus encore, les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 vont bientôt démarrer. Le temps presse. Dix mois de retard, c’est bien long. Si les gens ne sont pas prêts à reconnaître leur défaite et se lancer dans un processus de conciliation c’est qu’ils n’aiment point le football béninois. Le camp des perdants qui se trouve murer dans une position jusqu’au-boutiste fait du tort au football béninois qu’il ne lui fait du bien. Oublie-t-il que c’est lui qui fait arrêter les championnats ? En tout cas, la Fifa vient de donner reconfirmer sa position. Attolou n’est pas Président ni devant elle ni devant la Caf. Devant quelles instances du football veut-il jouer son rôle. Son attitude si elle n’est pas ridicule frise l’insulte pour le football béninois.  

 

La réaction du ministre attendu

Face à la tournure que le camp Attolou cherche à donner à la crise, le ministère des sports, c’est-à-dire l’Etat doit jouer  sa partition. C’est maintenant que Didier Aplogan doit montrer qu’il peut régler effectivement cette crise qui a trop duré. Le ministre a deux possibilités. Ou il décide d’appliquer à la lettre la décision du Tas. Et, ainsi, il permet au bureau de Moucharaf Anjorin de diriger sereinement le football béninois. Ou il pense que dans l’intérêt De la famille du football béninois il n’est pas opportun de diviser et d’exclure. Et là, il organise une réconciliation de la famille footballistique béninoise qui ne tienne pas forcément compte des vainqueurs, qui ne les lèse pas non plus mais qui prenne en compte les perdants.

 

José MANUEL

Publié dans Sport

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