Après la bastonnade d’un chef d’établissement par un parent d’élève à Parakou : Les enseignants décrètent une journée morte dans les écoles

Publié le par L'informateur

Un  Directeur d’école a été bastonné  le 03 mai dernier par un parent d’apprenant dans son école à  Parakou. Cela s’est passé sans que le mis en cause ou tout au moins le Collectif des parents d’élèves dudit établissement  ne présente des excuses publiques  à l’agressé.  De  plus, le parent d’élève  arrêté après une plainte à la police a été  très tôt relâché. Outre ce cas, des  enseignants de la  cité des Koburu ont subi  par le passé des violences de toutes sortes de la part de certains parents qui s’en sont pris ouvertement à eux. Cet état de chose  n’est pas de nature à sauvegarder l’image qu’incarne la personne de l’enseignant. Il faut protester contre cette pratique et obliger les parents d’élèves à changer de comportements vis-à-vis des enseignants. C’est  ce que semblent dire les enseignants du primaire de Parakou en  organisant le vendredi  dernier une  marche de protestation sur la préfecture.  Ne pouvant plus supporter les caprices des parents d’élèves ‘’indélicats’’, ils  ont abandonné momentanément la craie et les apprenants pour se faire entendre. Ils dénoncent  les menaces et autres formes d’agressions  corporelles  des parents d’élèves à leur égard. Aussi, les manifestants  ne comprennent-ils pas  la décision rendue  par la justice  dans l’affaire  qui oppose le parent d’élève et le Directeur d’école.  « Nous enseignants  et enseignantes  du Borgou-Alibori  fustigeons  le comportement de ces parents  qui pensent que les enseignants  et enseignantes  sont à leur merci ;  fustigeons également la libération  brusque et arbitraire  dudit parent  sans autre forme de procès ; décidons  de la présente marche  suivie d’une journée morte  dans toutes les écoles  de la ville de Parakou pour exiger  que l’école est et demeure  un lieu privilégié  de l’éducation et par conséquent doit être  sain et  propre », déclare Cyriaque Bocovo, Secrétaire général  de la Coordination départementale  des syndicats  des enseignements maternel et primaire du Borgou-Alibori .

En lieu et place  du Préfet,  c’est le Secrétaire général  des départements du Borgou  et de l’Alibori  qui a reçu  la motion des enseignants. L’intéressé a promis de transmettre fidèlement à son supérieur hiérarchique les revendications des enseignants. « Votre sens de discipline  vient confirmer davantage  tout le bien que l’on pense  du corps enseignant.  Par principe, nous condamnons  également toute forme de violences  telles qu’elle soit. Mais nous devons également avoir foi  en notre justice », ajoute S.  Mouhamadou. 

Les enseignants du primaire de  Parakou veulent se faire plus respecter  des parents d’élèves. Ils décrètent à cet effet une journée morte dans les écoles. Ils menacent  de paralyser  tout le système éducatif en cas de récidive.

Parfait BOCO

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