Après l’ultimatum du chef de l’Etat au niveau de l’échangeur de Godomey : Les populations font de la résistance aux injonctions de Yayi

Publié le par L'informateur

L’ultimatum du chef de l’Etat  est arrivé, hier,  à terme. Mais  les populations aux  alentours de l’échangeur de Godomey sont toujours en place.

Les populations installées aux alentours de l’échangeur de Godomey foulent  au pied les injonctions du chef de l’exécutif. Nonobstant l’ultimatum de Boni Yayi, elles trouvent des alibis pour ne pas vider les lieux. « Je n’ai pas fini encore la construction de ma nouvelle maison. », déclare un père de famille qui n’est pas prêt pour partir. « Si le gouvernement peut nous accorder encore un délai, ça nous ferait plaisir. », souhaite un second pour renforcer la position du premier.

Une chose est sûre, aucun des riverains de l’échangeur de Godomey n’a quitté l’endroit interdit. Les enfants, les femmes et les vieux sont toujours en place comme si de rien n’était. Il suffit de faire un tour dans la zone pour s’en convaincre. L’ambiance est à son comble. 

Pourtant lors de sa dernière visite sur le chantier de l’échangeur, le chef de l’Etat a été ferme sur la question. «Je leur donne 48 heures pour quitter les lieux. Mardi au plus grand tard, j’enverrai ma garde républicaine pour les déguerpir. Il faut qu’on en finisse avec l’anarchie. C’est ça la démocratie. », a-t-il martelé.

En dépit des menaces du président de la République, certaines  populations s’entêtent à rester dans les alentours de l’échangeur de Godomey. Boni Yayi n’a pas mis en exécution ses menaces. La garde républicaine du chef de l’Etat n’est pas descendue sur le terrain. Et jusqu’à 19 heures hier, les hommes au béret vert n’ont effectué aucune descente à Godomey.

En fait, l’Etat a dédommagé certaines populations de Godomey dans le cadre de la construction de l’échangeur. Une fois dédommagées, elles doivent élire domicile ailleurs. Mais elles ont  pris  l’argent pour rester encore dans les parages. Une telle attitude somme mal dans les oreilles du président de la République.

Le chef de l’Etat  a menacé de passer à la vitesse supérieure pour déguerpir les enfants, les femmes et  les vieux. Mais Boni Yayi n’a pas envoyé les militaires sur le terrain. Les populations concernées défient toujours le numéro 1 des Béninois.

Aziz IMOROU  

Publié dans Actualité

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