Appel au retour au bercail lancé à Martin Rodriguez : Compréhension de Yayi et non compromission !

Publié le par L'informateur

« Il faut que Martin Rodriguez rentre et qu’il respecte le code de bonne conduite… ». C’est par ces propos fort de sens de responsabilité que le chef de l’Etat, le président Boni Yayi a invité Martin Rodriguez à revenir au Bénin. C’était lors de la rencontre que le chef de l’Etat a eu avec les autorités communale de la mairie de Nikki au sujet du traitement réservé au coton produit par les populations de Nikki.

Ce cri d’appel lancé par le chef de l’Etat semble bien venir de son cœur comme il le dit souvent. Boni Yayi a répondu en fait à l’appel de la grande population de Nikki. En effet, roi, sages, têtes couronnées, autorités municipales, tous sont passés solliciter par des cris d’alarme, des annonces radiotélévisées, les messages et émissaires pour dire au président de la République qu’ils le supplient d’écouter leur cri de détresse. Ils ont fait marches de sollicitation. Il fallait finalement que le chef de l’Etat prenne une décision. C’est vrai il existe un cadre légal mis sur pied par le gouvernement béninois qui sert de socle pour la pratique de la culture, l’entretien, la récolte et surtout l’égrenage du coton sur le territoire national. Selon ce cadre légal, aucun opérateur économique ne peut participer à l’étape finale de vente du coton produit au Bénin s’il n’a pris part à tout le processus depuis la sélection des graines, leur mise en terre, l’injection des intrants, l’entretien, le désherbage et tout ce qui intervient.  

C’est faisant recours à ce cadre légal et soucieux de faire respecter les institutions de la République que le chef de l’Etat a exigé que la société Marlan’s Continental Investment (MCI) de Martin Rodriguez ne soit pas autorisée à participer à l’étape d’égrenage et de vente du coton. Bien entendu MCI est installée à Niki. La conséquence a été que le coton produit par les producteurs de Nikki devrait être transporté dans une autre localité. Et c’est justement de là que sont les nées les difficultés. Mais où se situe la crise?

Avec la mise en œuvre de cette décision du conseil des ministres instituant le cadre légal des acteurs du secteur cotonnier, les populations de Nikki ont vu une grande opportunité d’emploi de leurs fils et filles volée en éclat. Transporter le coton de Nikki pour son traitement par une usine installée dans une autre ville conduirait simplement ou à l’exode des bras valides de Nikki déjà en chômage vers cette autre ville ou simplement le maintien en chômage de ces enfants de Nikki. Voilà ce qui a fait monté au créneau roi et autres personnalités et sages de Nikki. Bien évidemment tout laisse croire que les responsables de  la société MCI en ont profité pour exiger que leur société soit admise à participer au traitement puis à la vente du coton produit à Nikki.

Le chef de l’Etat a dû analyser les pour et contre et est revenu à l’idée que les lois sont faites pour servir les hommes et non pour les asservir. Boni Yayi a eu de la compréhension. Mais ceci ne doit être confondu ou assimiler à de la compromission. Et le chef de l’Etat a été bien clair : « qu’il revienne… ; mais qu’il soit intègre ! ».

Appel au retour au bercail de Boni Yayi à l’adresse de Martin Rodriguez, mais sous condition. Il doit être intégrité. D’ailleurs la nouvelle loi sur la corruption est déjà en exécution.

Claude ALOFA

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