Année 2011-2012 : Entre invalidation et rattrapage

Publié le par L'informateur

L’école  est paralysée, depuis mardi 24 janvier,  avec à la clé des grèves perlées.  Le secteur  éducatif reste, en tout cas,  entre la menace d’une invalidation et un possible rattrapage.

La semaine du 19 mars est la dernière pour récupérer l’année 2011-2012. Passé ce délai, l’Unesco va invalider l’année. Le lundi prochain est la semaine de la dernière chance.

Cela fait sept semaines de grève dans le secteur éducatif. Les enseignants des trois ordres de l’enseignement ont déclenché, mardi 24 janvier, un mouvement de débrayage. Lequel mouvement est passé de 72  à 96 heures. Les portes des écoles, des collèges et des lycées publics sont fermées aux usagers. Les éducateurs sont au repos   à la maison. Ou bien, ils sont  dans les manifestations de rues. Les écoliers et les élèves sont abandonnés à eux-mêmes sans cours. Les établissements scolaires sont déserts sur toute l’étendue du territoire national.

Mais de passe d’arme à passe d’arme,  les autorités gouvernementales et les grévistes croisent les fers. Chaque camp reste campé sur sa position. Les menaces, les intimidations, les intoxications et les radiations ont cédé place aux dialogues. Les portes de sortie de la crise sont quasi fermées. 

Une seule semaine sépare le Bénin d’une année blanche. Si un Etat connaît  huit semaines de grève et plus, l’Unesco ne valide pas l’année dans ce pays. Le gouvernement et les syndicats ont jusqu’à dimanche prochain pour en décider.

Si les deux parties arrivent à un consensus, l’année scolaire sera sauvée de justesse. Les activités pédagogiques vont reprendre dans les écoles, les collèges et les lycées publics sur toute l’étendue du territoire national. Les enseignants vont mettre les bouchées doubles pour que les apprenants soient au pas.  Surtout, les élèves des classes d’examen ont besoin des cours accélérés et approfondis. L’année scolaire 2011-2012 sera prolongée de plusieurs semaines perdues dans les mouvements de débrayages. Les vacances seront décalées.

En attendant, les autorités gouvernementales et les enseignants sont appelés à fumer le calumet de la paix. Un consensus s’impose à l’étape actuelle.

Aziz IMOROU

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