Affrontement au sujet du lotissement de Djeffa : 5 personnes déposées jeudi dernier

Publié le par L'informateur

Après un séjour de 48 heures à la brigade territoriale de Porto-Novo, les sieurs Gbèdo Emmanuel, Ahotin Arnaud, Ayélo Donatien, Koumansa Raymond et Wassi Akodogbo arrêtés par les forces de l’ordre  sont devenus locataires de la prison civile de Porto-Novo depuis la soirée du  jeudi 19 juillet 2012.  Elles étaient interpellées lors du mouvement de protestation survenu le mardi 17 juillet dernier contre le démarrage du lotissement de l’arrondissement d’Ekpè et plus précisément du village de Djeffa dans la commune de Sèmè-kpodji. Des sources proches du tribunal de première instance de Porto-Novo, comme charges, ils sont  accusés d’insubordination à l’autorité administrative et de trouble à l’ordre public. Mais depuis l’annonce de leur incarcération jeudi dernier, c’est  le branle bas  dans le village de Djeffa. 

Les prévenus ont été appréhendés avoir participé à un mouvement de foule tendant à empêcher le lancement du lotissement de  la localité. Rappelons aussi que le jour de leur arrestation, les autorités administratives criaient à une manipulation politique. Ils accusaient en effet les leaders de l’alliance Allélua d’être derrière ce mouvement de contestation. Un autre son de cloche  informait que  les populations veulent que certains  préalables soient définis avant le démarrage du lotissement. Il dit qu’ils auraient voulu que les autorités initient des rencontres pour que de commun accord, ils définissent le coefficient  de réduction. Aussi ont-ils dénoncé la manière dont  l’équipe de lotissement a été formée.  La volonté des autorités à lotir coute que coute les zones marécageuses constitue également l’un des points attaqués par les manifestants. Au rang des problèmes évoqués, il y a aussi la contestation de l’Ign, qui, selon les informations glanées ça et là, avait déjà mal conduit le lotissement de Djeffa Agué tellement mal fait que les populations crient ne pas avoir les réserves pour les infrastructures sociocommunautaires. On raconte aussi qu’il a été donné  de constater des parcelles fictives dans le répertoire. Ces différents griefs n’ont pas retenu l’attention du juge. Il a simplement  ordonné leur dépôt. Pendant ce temps, les travaux du lotissement se poursuivent sur le terrain. Nous y reviendrons.

Geoffroy Wusa

Publié dans Société

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