Affrontement au collège de l’entente à Cotonou : La police réprime élèves et enseignants dans le sang

Publié le par L'informateur

Trois coups de feu dans la matinée d’hier dans le collège de l’Entente a mis en alerte les scolaires et tout le quartier d’Agla. Et quand la police embarque quatorze enseignants de ladite école, le sang des élèves n’a fait qu’un tour, s’ensuit alors une confrontation forces de l’ordre apprenants.

« On était au cours ce matin. Du fait du retard dans la paye du mois de mars, on a  interpellé les camarades du front pour avoir des informations. C’était une discussion franche qu’on tenait avec les camarades et le censeur quand sur la cour de l’école les agents de forces de l’ordre ont débarqué de leurs véhicules et ont brutalisé et molesté des collègues. C’est face à cette attaque que nos élèves se sont rebellés pour secourir leurs enseignants qui étaient au sol et d’autres se sont vus déchirer leurs habits » a relaté le professeur Agossou Anges, professeur de mathématique en classe de 3ème et 4ème au collège de l’entente. A cette entrée inopinée dans le collège de l’entente, le commissaire du commissariat de Fidjrossè et ses policiers ont dans une confrontation avec les élèves du collège blessé certains apprenants et sont repartis avec quatorze enseignants au commissariat de Fidjrossè puis sur le commissariat central après. 

Les dégâts sont là. Les policiers dans leur confrontation avec les élèves, ont été obligés  de tirer des coups de semonces – trois tirs à balles réels en l’air- pour disperser la foule des élèves en furie sur la cour de l’école. Aux jets de pierre des élèves la police a riposté par des charges avec gourdins. S’ensuivra alors des courses poursuites qui laisseront des séquelles dans le camp des apprenants. Des élèves en larme avec des blessures sur le corps mobilisent l’attention de certains camarades dans la cour de l’école.

Face à cette situation de rixe dans un cadre scolaire, le directeur départemental de l’enseignement secondaire Wilfried Djenontin s’est déplacé sur les lieux pour inviter les un et les autres au calme et à la pondération. Afin d’être sur de la réception de son message ; il improvise une séance de travail avec les enseignants qu’il est parti entre temps récupérés au commissariat central de Cotonou sous les cries de la foule des élèves. La séance de travail a vite fait de tourner autrement quand les enseignants on manifesté leur désir de savoir qui avait alerté les forces de l’ordre pour qu’ils se soient invités dans le collège.

A la présence du Ddeps, il faut ajouter la présence du chef du 12ème  arrondissement de Cotonou, Brice Chanhoun. L’élu municipal a apporté son mot de soutien aux victimes de la charge des forces de l’ordre. «  Nous condamnons et dénonçons avec la dernière rigueur ce qui a été observé ce matin dans l’enceinte du collège de l’Entente. Le ver est dans le fruit. Partout où nous sommes passés, nous avons privilégié le dialogue. Il ne saurait question de faire usage de la violence à l’encontre des enseignants. »

Le calme est revenu dans le collège aux environs de 13 heures après que la directrice du collège Laure Codja Dossou ait vue sa voiture vandalisée avec les vitres brisées. Elle sera escortée hors des murs sous escorte policière. Le commissaire central, Philippe Houndégnon est passé sur le terrain pour sécuriser les lieux et promettre son assistance au corps administratif pour un déroulement dans la quiétude à partir de ce jour.

Oswald DOSSEY 

Publié dans Actualité

Commenter cet article