Adhésion du parti Marche à l’Union fait la Nation : Les pro-Houngbédji pêchent un gros poisson dans l’Atlantique

Publié le par L'informateur

« Nous sommes heureux de vous accueillir dans notre famille, dans votre famille. Car, depuis quelques années, depuis quelques mois, nous vous avons suivi. Nous sommes convaincus de ce que votre parti n’était pas un parti fantôme ». Cette phrase prononcée hier, mercredi 10 novembre 2010 par Bruno Amoussou, président de l’Union fait la Nation, illustre à maints égards que le nouvel adhérent au bloc pro-Houngbédji est une personnalité de grande envergure politique. En effet, Félix Dansou Dossa, celui que d’aucuns appellent le chouchou des populations de Zinvié, après concertation de sa base et une analyse minutieuse de la situation socio-politique nationale, a pris l’ultime décision de fondre son parti politique dans le gigantesque bloc dénommé l’Union fait la Nation. Le ‘’Mouvement d’actions pour le renouveau dans la concorde, l’honneur et l’étique’’ (Marche), a signé dans la ferveur militante et dans une dynamique plein d’engagement et de détermination, son accord d’adhésion à l’Un. Félix Dansou Dossa, président de Marche, résume les raisons de  l’attelage de sa formation politique vieille de 5 ans au bateau de l’Un en ces termes : « Les élections présidentielles de 2006 ont consacré l’avènement du docteur Thomas Boni Yayi à la tête de notre pays. Il a été soutenu au deuxième tour par la plupart des formations politiques formant aujourd’hui l’Union fait la Nation. C’était l’apothéose et la Nation béninoise toute entière s’en était réjouit. Hélas ! cette ferveur populaire s’est très tôt transformée en désenchantement et en désillusion… », se désole-t-il. Comme si cela ne suffisait pas, le président du parti Marche peint en noir la gouvernance faite  d’amateurisme, de violation des libertés publiques et syndicales, d’instrumentalisation des institutions, de népotisme, de copinage et de corruption, de gabegie, etc, caractéristiques fondamentales du régime du changement.

Félix Dansou Dossa s’est engagé à se mettre aux côtés des forces politiques de l’Union fait la Nation pour contribuer à « L’arrêt du tohu-bohu organisé par le régime dit du changement, la restauration des valeurs républicaines et la poursuite du processus démocratique par des voies légales, au renforcement de l’Etat de Droit… »

 

Amoussou épaté par la marche de Marche vers l’Un

Très ému par le discours d’engagement du numéro 1 du parti Marche, le président Bruno Amoussou  a remercié et félicité M. Dansou Dossa d’avoir vu juste de se lancer comme eux, de lancer ses militants et sympathisants dans une démarche crédible ayant pour crédo la culture des valeurs de la paix, de la démocratie et de la tolérance. Les textes fondamentaux de l’Un ont été transmis au président du parti Marche. Le président Amoussou, après avoir pris acte de l’adhésion de ce parti au regroupement politique qui ambitionne de porter Adrien Houngbédji au pouvoir en 2011, l’a déclaré conformément aux statuts de leur bloc, vice-président de l’Un et membre de la Conférence des présidents. Dansou Dossa, dira Bruno Amoussou, va dorénavant participer au combat pour la création des forces stables soucieuses du renouvellement de la classe politique, aux débats pour la formation et la préparation des futurs cadres du pays : « La salle du conseil des ministres n’est pas un lieu d’apprentissage. C’est un lieu de décision. Il faut se préparer avant d’y entrer », ironise le président de l’Un avant de promettre aux militants de Marche fraîchement embarqués dans le navire Un qu’ils seront traités au même pied d’égalité que tous les autres membres de l’Union.

Ignace Soglo

 

 

De la persécution au raffermissement

 

Persécuté par les pseudos Yayistes, Dansou Dossa a été à son corps défendant, obligé d’aller renforcer l’opposition pour une forte mobilisation prochaine dans le département de l’Atlantique, notamment dans la géante commune d’Abomey-Calavi.  En effet, comme nous le disions un peu plus haut, ce n’est pas un poids plume qui a signé hier son adhésion à l’Un. Le parti Marche a des assises dans les localités de Zinvié, d’Akassato, Glo-Djigbé et environs. Il compte des élus au conseil communal d’Abomey-Calavi. L’actuel chef d’Etat pourrait hériter de ce grenier électoral logé dans le stratégique département de l’Atlantique si des gens qui se réclament du changement ne s’étaient pas transformés en bourreaux de Dansou de Dossa. Effectivement, cet homme a été persécuté jusqu’à son dernier retranchement par le maire d’Abomey-Calavi. Sorti grand gagnant de l’élection communal de 2008 dans l’arrondissement de Zinvié, des prétextes ont été trouvés pour demander la reprise des élections dans cette localité où il avait réalisé un  raz-de-marée. Légaliste qu’il est, Dansou Dossa est allé à nouveau au charbon. Il s’est investi et a investi sérieusement pour maintenir le cap. Les deux sièges de l’arrondissement de Zinvié ont été encore enlevés par l’Alliance le Réveil qu’il conduisait après la reprise des élections à Zinvié. Mais cela n’a pas dissuadé les forces politiques au sommet de la commune d’Abomey-Calavi dont le souci est de bluffer le chef de l’Etat en fabriquant et en lui miroitant une popularité de façade. Ludovic Boko, le second positionné et élu sur la liste de Dansou Dossa a été débauché par Hounsou-Guêdê pour le parti Pur. Le poste de chef d’arrondissement de Zinvié lui a été promis pour requérir son accord de principe à l’injustice socio-politique dont la victime est pourtant le chef du parti politique qui l’a élu conseiller communal. Tous les moyens ont été mis en jeu pour se faire. Avec la complicité du Préfet de l’Atlantique-Littoral, le hold-up électoral a été opéré. Et depuis un mois environ, M. Boko a été illégalement imposé Ca de Zinvié.

Eu égard à tout ce qui précède, eu égard à la misère que le maire et ses acolytes ont fait subir à Dansou Dossa, il n’a pas d’autres issues que celle de marquer sa revanche en s’implantant dans une opposition au régime du changement et à Boni Yayi au nom de qui tout se fait et se défait maladroitement, malhonnêtement dans la commune d’Abomey-Calavi.

I.S.

 

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