Absente lors du discours du chef de l’Etat à l’Assemblée : L’opposition refuse toujours la main tendue de Yayi

Publié le par L'informateur

Conformément à la constitution, Boni Yayi a prononcé, mardi 27 décembre, son discours sur l’état de la nation au parlement à Porto-Novo. Une fois encore, l’opposition a fait la politique de la chaise vide.

Les leaders de l’Union fait la nation (Un) n’ont pas assisté à la lecture du  message du chef de l’Etat à l’hémicycle. Bruno Amoussou, Kolawolé Idji, Séfou Fagbohoun, Lazare Sèhouéto, Eric Houndété, Augustin Ahouanvoébla, bref les députés « unionistes », ont brillé par leur absence à  cet événement. Les amis politiques d’Adrien Houngbédji boudent toujours les actions de Boni Yayi.

Tous ceux, qui attendaient les députés de l’Un au parlement, ont été vite désillusionnés. Les sièges des lieutenants de Kolawolé Idji sont restés vides. Ils ont préféré la maison à l’hémicycle. Comme certains citoyens, les parlementaires d’obédience « unioniste » ont suivi l’évènement à la télévision. Ces députés  n’ont pas voulu donner de la valeur au discours du président de la République.

Comme à l’accoutumée, l’opposition a boycotté une telle rencontre. N’ayant pas digéré le K.O. présidentiel à eux imposé, les amis politiques d’Adrien Houngbédji évitent au maximum les présences de Boni Yayi. Ils n’ont pas assisté à l’investiture de Yayi qui s’est succédé à lui-même. Ils ont refusé de participer aux cérémonies officielles marquant le 51ème anniversaire de l’indépendance du Bénin à Natitingou. Une fois encore, ils ont ignoré le message du chef de l’Etat.

Le boycott de l’opposition  n’a pas empêché Boni Yayi de prononcer son discours. Le chef de l’Etat a dressé le bilan des œuvres sociales de son gouvernement en 2011. Les réformes portuaires, les réalisations des ports secs, le lancement des travaux de l’aéroport de Glodjigbé, le vote de la loi contre la corruption et autres actions positives ont meublé le speech présidentiel. Les députés de la mouvance sont venus écouter le chef de l’Etat. Il n’en est pas de même pour ceux de l’opposition.

Mais à l’arrivée du pape Benoit XVI à Cotonou, le souverain pontife a prôné la réconciliation. Le président de l’Un Bruno Amoussou a assisté à la grande messe célébrée à cet effet à Kouhounou. Les membres de l’Un ont tenté une réconciliation de façade en présence du successeur de Jean-Paul II. Sur ce, le chef de l’Etat les a convoqués en audience à la présidence de la République. Les leaders « unionistes » sont sortis insatisfaits de  cette audience axée sur la réconcilliation papale. La preuve est qu’ils n’ont fait aucune déclaration.

Les caciques de l’opposition refusent toujours la main tendue du chef de l’Etat. Bruno Amoussou, Kolawolé Idji, Séfou Fagbohoun, Lazare Sèhouéto, Eric Houndété, Augustin Ahouanvoébla ont annoncé, jeudi 22 décembre, les couleurs au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Ils n’ont pas participé au vote du budget de l’Etat exercice 2012. On a cru que les opposants vont se racheter  lors du message du président de la République sur l’état de la nation. Mais ils ont déjoué les pronostics. Ces députés de l’Un n’ont pas encore dit leur dernier mot.

Le vers est dans le fruit.  La réconcilliation papale, ça n’en prend pas le chemin au Bénin. Le K.O. de Boni Yayi à la présidentielle de 2011 en est pour quelque chose. Jusqu’à présent, les lieutenants d’Adrien Houngbédji n’ont pas encore accepté les résultats de l’élection présidentielle qui, selon eux, ont été truqués au profit du chef de l’Etat.

Aziz IMOROU

Publié dans Actualité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article