A propos des déclarations de Azannaï sur la Cour constitutionnelle : Maxime Houédjissin demande de dépassionner le débat

Publié le par L'informateur

« Les déclarations de l’honorable Candide Azannaï ne visent pas forcément à fragiliser la mouvance présidentielle en son sein ». C’est ce qu’a déclaré en substance l’ancien questeur de l’Assemblée nationale. Faut-il le préciser, le député Candide Azannaï, aujourd’hui aux couleurs des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) est un ancien et nouvel allié politique de Maxime Houédjissin. Joint au téléphone pour apprécier les déclarations tonitruantes de l’élu Fcbe, le Directeur général de l’Agence de réhabilitation cité historique d’Abomey (Archa) a précisé que les loups ne se mangent pas entre eux. Aussi, a-t-il demandé de dépassionner le débat. « Les loups ne se mangent pas entre eux. Et puis, il faut apprendre à connaître l’homme, je veux parler de l’honorable Candide Azannaï. Tout le monde sait qu’hier comme aujourd’hui, il a sa manière de réagir instantanément sur certains sujets brûlants de l’actualité. « Cela ne veut nullement dire qu’il est contre la mouvance présidentielle. Candide Azannaï est toujours avec le président Boni Yayi ». Maxime Houédjissin a donc pris fait et cause pour Candide Azannaï. C’est vrai, ce dernier, malgré son coup de gueule qui donne l’impression d’avoir des rancœurs contre la mouvance présidentielle n’a nullement déclaré être en train de faire ses valises pour une nouvelle destination. Encore que pour le moment, il n’y a qu’une destination pour les hommes politiques béninois : la rivière qui ne tarit pas de Boni Yayi.

Vendredi dernier, à l’Assemblée nationale à Porto-Novo, l’ancien ministre de Boni Yayi aujourd’hui député Fcbe s’est permis quelques libertés en commentant l’actualité relative à la révision de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 : « Je voudrais orienter mon intervention autour de trois axes. Premièrement, je vais faire un petit préalable, deuxièmement, j’irai à la décision de la cour et enfin je ferai mon  observation. Le préalable, c’est que nous avons écouté le Président Boni Yayi à l’occasion de son discours d’investiture en tant que président de la République. Il a clairement affirmé devant la face du monde qu’il ne fera rien pour briguer un troisième mandat à la tête de la Nation. Je pense que le Chef de l’Etat ne l’a pas dit uniquement à ses proches ni dans les quatre murs. Il l’a dit publiquement et devant la représentation internationale. Je pense bien qu’on pouvait avoir confiance en cette promesse du Chef de l’Etat. Deuxièmement, le Chef de l’Etat l’a répété à maintes reprises. Pour la dernière fois, c’est à l’occasion de la visite du Pape Benoît XVI. Je ne sais pas ce que le Chef de l’Etat peut faire pour qu’on cesse de lui prêter des intentions, d’avoir des impensés,  des non-dits, des préjugés pour tenter ce qui apparaît clairement et visiblement comme un détournement du pouvoir… ».

Laurent Akouèyikou

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