A propos de la correspondance du préfet aux agences bancaires : Que cherche le ministre Allassane dans une question de sécurité ?

Publié le par L'informateur

Vu les correspondances échangées entre le ministre Allasane Séïdou et le préfet de l’Ouémé/Plateau François Houessou au sujet de la sécurisation des agences bancaires, on est en droit de se poser une seule question. Que vient chercher le ministre de la décentralisation dans une question de sécurité ? Toute la question est là.

Suite à la lettre n°1062/Mdglaat/Dc/Sg/Dgae/Ddc/Sagapce du 11/1109 du ministre de la décentralisation, le préfet a notifié à travers la correspondance n°1-076/Sg/Sspcas/Ds/Sp-c du 20/11/09 aux structures bancaires dont Icc-Services les dispositions prises pour leur sécurité. «Déférant aux instructions du ministre de la décentralisation, de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménagement du territoire et suite aux recommandations issues de la séance de travail tenue avec vous, le mardi 17 novembre 2009, j’ai l’honneur, de porter à votre connaissance que des disposition ont été prises pour déployer des forces de l’ordre dans les zones stratégiques et pour assurer la sécurité de toutes les institutions bancaires et financières exerçant dans les départements de l’Ouémé et du plateau du lundi 23 novembre 2009 au samedi 28 février 2010 inclus… », peut-on lire dans la fameuse correspondance à eux  adressée. Surtout, il est demandé près de dix (10) millions de francs Cfa à ces structures financières pour leur sécurisation.

 Supposons que le ministre Allassane Séïdou n’a pas instruit le préfet à prendre en compte Icc-Services, comme l’autorité préfectorale a tenté de dire. Que vient chercher le ministre de la Décentralisation dans une question touchant la  sécurité ? Où sont partis le ministre de la sécurité d’alors Armand Zinzindohoué et son homologue de la défense Issifou Kogui N’douro?  Tout compte fait, il existe un clair-sombre autour de cette lettre préfectorale à polémique.

Vu tous ces éléments, le docteur Boni Yayi devait virer le ministre de la décentralisation Allassane Séïdou  et le préfet François Houessou, s’il tient à laver son image. Le préfet est un représentant digne du pouvoir central dans le département de l’Ouémé/Plateau. Et s’il adresse une lettre aux structures financières dont Icc-Services, il ne peut ne pas informer son supérieur hiérarchique. Surtout qu’il a  agi suivant les instructions de son ministre de tutelle. Mais les victimes de Icc Services qui ont perdu plus de 100 milliards réclament les fonds à elle volés.

Aziz IMOROU

Publié dans Actualité

Commenter cet article