A la veille de la célébration de la journée internationale de la liberté de presse : Le présumé assassin du journaliste Ahouandjinou libéré

Publié le par L'informateur

Ce jour 3 mai, les animateurs des médias du monde entier célèbrent la journée internationale de la liberté de la presse. Et comme par hasard, à la veille de cette célébration, soit lundi dernier, on retrouve en liberté, un certain Jean Claude Affognitodé qui avait été dé posé à la prison civile de Cotonou parce que soupçonné d’avoir achevé le journaliste animateur vedette de la radio Kpassè de Ouidah, Pascal Ahouandjinou. Une libération provisoire qui intervient après seulement 6 mois de détention préventive.

Il est désormais libre de ses mouvements. Même si c’est provisoirement. En tout cas en attendant que l’affaire ne soit définitivement tranchée. C’est la décision rendue par le juge d’instruction. Jean Claude Affognitodé a donc retrouvé momentanément sa liberté le lundi 30 avril. Ceci après quelques 6 mois de détention préventive. Depuis lundi dernier, il a quitté la prison civile de Cotonou pour regagner son domicile. Ceci, à la grande satisfaction de ses parents et amis.

Mais de l’autre côté, la désolation est totale. Allusion ainsi faite aux parents de la victime.

En effet, ils sont nombreux au niveau de la famille de feu Pascal Ahouandjinou a dénoncé les conditions dans lesquelles cette libération, même si elle est provisoire, est intervenue. Ils se demandent comment est-ce qu’on peut libérer quelqu’un sur qui pèse ce genre de soupçon près seulement 6 mois de détention préventive. Pis, c’est que le jeune Parfait, qui est l’apprenti de présumé coupable Jean Claude Affognitodé est toujours gardé à la prison civile de Cotonou.

Faut-il le rappeler, s’il l’apprenti de Jean Claude a été arrêté, c’est parce que c’est lui qui aurait, par téléphone, informé son patron de ce qu’il a surpris son épouse en compagnie d’un autre homme. Ainsi donc, s’il est constant que c’est Jean Claude qui a porté des coups au regretté journaliste, pourquoi alors il serait libre et c’est Parfait qui a juste téléphoné qui continue de compter ses jours en prison ? Et c’est justement à ce niveau que et parents de la victime et parents de Parfait se perdent en conjecture sur les conditions de libération du principal accusé dans ce dossier.

Pascal Ahouandjinou journaliste, plus précisément l’animateur vedette sur la radio Kpassè de Ouidah est passé de vie à trépas dans la nuit du jeudi 13 octobre 2011. Son corps a été retrouvé à Hêvié. Une enquête policière a été automatiquement ouverte pour faire la lumière sur ce meurtre, ce crime crapuleux, qui a endeuillé toute la presse béninoise. «Ce crime crapuleux ne restera pas impuni» avait laissé entendre le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral, par ailleurs élu local de la localité de Hêvié, Placide Azandé dans un communiqué de presse diffusé le lundi 17 octobre 2011. Il avait donné des instructions fermes aux services de sécurité aux fins d’élucider «très rapidement» les circonstances réelles de cette mort et de mettre la main sur les auteurs et leurs commanditaires. Effectivement quelques jours d’investigation et un présumé coupable-un mécanicien auto basé à Dèkoungbé-a été arrêté par la police. Ce dernier n’était rien d’autre que celui qui lui aurait porté des coups graves pour avoir surpris Pascal Ahouandjinou en compagnie de son épouse du nom de Aimée, dans une buvette sis à Hêvié dans la commune d’Abomey-Calavi. Puis après, son apprenti, Parfait aussi a été déposé derrière les barreaux. Depuis lors, ils sont tous gardés. Soit jusqu’aux obsèques du regretté. C’était en février dernier à Ouidah. Pour les besoins de l’enquête, la dépouille de Pascal Ahouandjinou a donc fait environ 4 mois à la morgue. Quelques deux mois après, voilà le présumé coupable libre de ses mouvements. Définitivement ? Quel sort pour l’apprenti Parfait?

Laurent Akouêyikou

Publié dans Société

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