2ème session ordinaire de l’année 2010 : Risque de boycott de la cérémonie officielle d’ouverture de ce jour

Publié le par L'informateur

La cérémonie officielle d’ouverture de la  deuxième session ordinaire de l’année programmée pour ce matin a de très faible chance d’aboutir. Le président de l’Assemblée n’aura pas de Corum pour ouvrir sa session. C’est du moins ce qui se sent du côté du parlement. La raison est simple : les députés de l’opposition qui forment la majorité parlementaire tiennent à continuer de faire savoir à l’opinion nationale et internationale que l’apaisement de climat de tension  dont parlent les éléments de la mouvance ne se traduisent pas dans les actes et que le pays est toujours sous tension sociopolitique. Selon l’un d’entre eux que nous avons joint au téléphone hier,  assister à une ouverture officielle de cette session, c’est jouer à de l’hypocrisie. Un autre dira que c’est donner sa caution à toutes les dérives et dérapages du pouvoir Yayi. Il faut donc se désolidariser de tout cela pour ne pas se tacher conclut-il. En fait, un boycott de cérémonie d’ouverture de session pour faute de Corum n’est plus un événement pour cette mandature qui en tient d’ailleurs le record. C’est fort probable que les députés de l’opposition, une cinquantaine sur les 83 que comptent l’Assemblée Nationale continuent dans leur logique car rien de ce qu’ils ont toujours querellé n’a changé. Bien au contraire, les positions se radicalisent surtout avec les tentatives de privation de liberté, les enlèvements, la corruption, le dossier i cc-services, la Lépi, les curieuses  invalidations des lois par la cour  constitutionnelle et la position du président de l’Assemblée Nationale taxé par ses collègues d’être le défenseur du président Yayi au parlement. Voilà autant de situations qui ne militent pas en faveur de la cérémonie d’ouverture de ce jour. Ce ne serait pas une surprise pour la plupart des invités habituels de ce rendez-vous qui doivent d’ailleurs s’attendre à un genre de schéma. L’ouverture ne sera effective qu’après 72 heures après conformément à l’article 85 de la constitution qui stipule « si à l’ouverture  d’une session, le Corum de la moitié plus un des membres composant l’Assemblée Nationale  n’est pas atteint, la séance est renvoyée au troisième jour qui suit, les délibérations sont alors valable quelque soit le Quorum ».

Géoffroy Wusa

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