Camp de Ouidah : Désolation dans les rangs de la première promotion des appelés

Publié le par L'informateur

Rechignement, désolation, découragement, énervement et surtout des pleurs. C’est bien comme cela qu’il faut résumer le sentiment partagé par la première promotion des appelés basés au camp de Ouidah. Retournés depuis quelques semaines pour aller remplir les formalités de démobilisation de la troupe, c’est à un autre calvaire que ces jeunes sont soumis depuis quelques jours maintenant.

En effet, tout est sens dessus dessous pour ces jeunes volontaires engagés depuis plus d’un an pour servir la nation. Alors que leur sortie est prévue pour le 23 décembre c’est-à-dire hier mardi afin de leur permettre de fêter en famille, c’est tout le contraire qui se dessine pour eux maintenant.  La visite du chef de l’Etat prévue pour hier n’a donc pas eu lieu. C’est par la voix du capitaine Bognon qu’ils apprendront la triste nouvelle. A savoir que la fin de leur séjour est avancée à une date ultérieure.

Déjà, lundi dernier, la tension est montée d’un cran dans le rang des appelés. Ceci, notamment lorsque l’annonce de la maigre prime de démobilisation leur a été faite. Tenez-vous tranquille : 40 000f. Et comme si un malheur n’arrive jamais seul, il leur a été annoncé hier qu’ils doivent encore rester sur place jusqu’à une date à préciser par le gouvernement. Ainsi donc, tout porte à croire que c’est le gouvernement qui en a décidé ainsi.

Alors la question que tout le monde se pose est de savoir : est-ce parce que les frais de démobilisation ne sont pas encore disponibles ?

Aux dernières nouvelles, on apprend que c’est le samedi prochain que le chef de l’Etat ira à Bembèrèkè pour prononcer le discours de démobilisation. C’est seulement près cela que la date de sortie des appelés sera fixée. Une nouvelle preuve du cafouillage au sommet de l’Etat.

 

Bertrand W. Dègan

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