Ministère en charge de la justice : Bientôt une commission pour contrôler la gestion de Gustave Cassa

Publié le par L'informateur

Victor Topanou aux trousses de Gustave Cassa ? Ce n’est pas exagéré de tendre vers une telle affirmation.

Nos sources insistent sur la question. L’actuel titulaire du portefeuille en charge de la justice voudrait en avoir le cœur net sur ce qui a été fait des deniers publics avant sa nomination. Il semble que c’est notamment le coût de la location des locaux qui abritent actuellement le tribunal de 1ère instance de 1ère classe de Cotonou qui est à la base de tant de soupçons.

Pour rappel, ce bâtiment (précédemment chambre de passe) sis juste derrière la station Sonacop de Mènontin coûte au contribuable béninois quelque 2 millions de francs Cfa le mois.

Pour le ministre de la justice, il faut voir clair dans ce contrat de bail, au besoin aboutir dans les meilleurs délais à sa résiliation. Le nouveau Garde des sceaux estimerait que le montant est un peu exorbitant, eu égard notamment à l’exigüité des lieux.

Mais pour certains observateurs de la vie politique nationale, Victor Topanou voudrait juste profiter de ce contrat de bail pour mettre aux trousses de son prédécesseur, une commission d’enquête. C’est-à-dire que le contrôle des conditions dans lesquelles ledit contrat a été signé ne serait qu’un bouc émissaire pour mettre sur la place publique, d’autres irrégularités monstres qui auraient caractérisé le passage de Me Gustave Cassa.

Nos sources indiquent que la mise en place de la commission a fait l’objet de débat au sein du cabinet du ministre de la justice. Puisque tous ne sont pas d’un même avis. Pour certains en effet notamment ceux qui sont contre, il s’agit « d’une chasse à l’homme » entre cauris qu’il vaut mieux éviter afin de ne pas fragiliser le système.

Aujourd’hui, le nouveau ministre est quelque peu dans l’embarras. Car, il se dit que Victor Topanou ne voudrait pour rien au monde, rater une si belle occasion de voir clair dans certaines décisions qui ont été prises avant lui et qui continuent d’avoir droit de cité.

Bertrand W. Dègan

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